| 19 mars 2010 | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil Equipements collectifs : Un inquiétant déficit8 septembre 2009 A peine 17% réalisés à Casablanca, 8% à Oujda... :
Dans toutes les villes, les équipements publics font défaut. Pis, ceux qui sont programmés dans les plans d’aménagement ne sont réalisés qu’à des taux anormalement faibles. A peine 8% à Oujda, 5% à Berkane, 17% à Casablanca et 20% à Rabat. Dans des petites villes, ce taux tombe à zéro. Cette tendance est mise en relief par les études d’évaluations menées par le ministère de l’Habitat et l’Urbanisme. En tout cas, Taoufiq Hejira ne s’en cache pas et va jusqu’à tirer officiellement la sonnette d’alarme sur un mal qui continue de ronger nos cités si on ne fait rien. C’est ainsi qu’il propose de développer une nouvelle synergie pour réaliser des équipements collectifs intégrés. Un même espace peut contenir plusieurs services comme le dispensaire, la maison de jeunes, la mosquée… Pour lui, « l’ère où chacun doit réaliser son ouvrage est révolue. Le dossier des équipements publics est transversal. Il ne faut plus laisser le fardeau de la construction aux seuls ministères grands producteurs de ces infrastructures que sont l’Education nationale, la Santé, l’Intérieur et la Jeunesse et des sports ». A cela s’ajoute l’absence de ressources financières pour réaliser les équipements réservés. Pour les auteurs des études menées par le ministère, ces contraintes conduisent au constat selon lequel la plupart des zones en voie d’urbanisation enregistrent un niveau de concrétisation très inférieur aux prévisions affichées. D’ailleurs, ils recommandent une remise en cause des méthodes de projection et de réalisation. Autre constat : les ministères sont incapables de définir une programmation et un calendrier d’exécution des équipements qui relèvent de leur compétence. Motif : absence de visibilité au niveau des budgets d’investissement. Pour lui, la non-budgétisation des DPU explique ces défaillances. L’estimation des coûts n’est jamais appréhendée par les études. Aucun n’est véritablement estimé et réparti selon les différents opérateurs. Ni les collectivités locales ni les départements ministériels ne prennent en compte les enveloppes que nécessite leur mise en œuvre. Ce qui fait dire à la direction urbaine que l’élaboration des DPU n’est pas faite dans une vision d’opérationnalité et de mise en œuvre de la planification. De plus, l’estimation des coûts des équipements mettra les différents départements ministériels devant la responsabilité d’élaborer une programmation de mise en œuvre. Parfois, des documents d’urbanisme présentent des solutions compliquées et onéreuses, qui se sont avérées impossibles à réaliser. A cela s’ajoute l’inadéquation des modes d’attribution des marchés. En effet, l’administration a confié certaines études à des bureaux d’études techniques étrangers. Quand elle a voulu encourager l’ingénierie nationale, elle a bradé les prix et a accepté les offres les moins disantes. Ce qui a enclenché la médiocrité. On commence alors à recourir à l’expertise étrangère. Mohamed CHAOUI www.leconomiste.com Suite de l'actualité nationale et internationale
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