| 17 mars 2010 | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil TVA, IR, épargne... un plan d’attaque27 février 2009 Un plan d’attaque pour 2010 · +5,8% de croissance pour 2009 · Le textile devra reprendre au 2e trimestre TOUT ira bien ! Dès lors qu’il s’agit de prévisions économiques, Salaheddine Mezouar, ministre des Finances, reste optimiste. Selon lui, la croissance nationale devra se maintenir à 5,8%. Un chiffre « sans appel » puisque, même si un imprévu économique survient, les prévisions annoncées resteraient quand même maintenues. Un maximum de marge possible a donc été laissé au niveau des estimations. En effet, l’hypothèse faite sur l’année agricole en cours est restée globalement « moyenne » avec une évolution attendue à 4,1%. En revanche, l’on table sur une forte demande intérieure pour doper la croissance. L’autre carte gagnante reste bien évidemment l’investissement public. « Nous ne sommes pas sur un marché d’opportunités, mais plutôt sur un marché où seul l’investissement stratégique fait la différence », affirme Mezouar. Et pour évaluer l’importance des dépenses publiques octroyées notamment à l’investissement au niveau de chaque ministère, une cellule gouvernementale se charge désormais d’en faire mensuellement le point. Pour Mezouar, crise ou pas crise, le Maroc aura sa position sur le plan régional. Selon lui, « la crise freinera seulement l’évolution de certains secteurs sans les stopper définitivement ». Ainsi, le Maroc maintiendra son statut de destination importante pour les investissements étrangers. De plus, le Royaume évolue dans un contexte extrêmement favorable au développement de l’offshoring. Le ministre parie même sur une reprise très prochaine du textile ! Il annonce en effet que le secteur, malgré son malaise actuel, reprendra bientôt des couleurs grâce à une forte demande au 2e trimestre. Pas d’inquiétude non plus pour le tourisme puisque, selon lui, la destination Maroc reste toujours parmi les plus privilégiées. Le plan agricole, quant à lui, « reste bien structuré et présente une bonne visibilité ». Idem pour la stratégie de l’OCP sur les phosphates qui constitue, malgré une balance commerciale déficitaire, un atout de taille pour maintenir l’offre à des niveaux concurrentiels. Et Mezouar rassure également quant à l’augmentation de la masse salariale dans la fonction publique. Pour lui, il ne s’agit pas d’un indicateur forcément négatif, puisque « si la croissance maintient son rythme, nous aurons besoin d’une forte mobilisation des effectifs de la fonction publique pour accompagner cette dernière ». Privatisation Pour le ministre de l’Economie et des Finances, « nous disposons d’entreprises publiques performantes, qui doivent apporter plus de valeur ajoutée au pays et l’accompagner dans la stratégie de développement régional. A titre d’exemple, la Royal Air Maroc (RAM), Al Omrane… De plus, il considère que la RAM devrait jouer son rôle d’acteur fondamental pour faire de Casablanca le « hub » régional. « Je pense que nous avons pris du temps par rapport à ce chantier, il faut donc aller plus vite », souligne Mezouar. Mais la RAM ne peut y parvenir seule. C’est la raison pour laquelle, la compagnie aérienne nationale doit ouvrir son capital à travers un partenariat stratégique. « Je n’ai jamais parlé de privatisation, mais le circuit parlementaire fait qu’il faut passer par ces méthodes », précise le ministre. La RAM n’est donc pas à privatiser, elle doit aller vers l’ouverture de capital soit à travers la Bourse soit via un partenaire stratégique international. Il s’agit de donner à ces entreprises des marges de manœuvre pour qu’elles jouent pleinement leur rôle. « Elles n’ont jamais été inscrites dans une logique de renflouement des caisses de l’Etat », insiste Mézouar. Mohamed MOUNADI www.leconomiste.com Suite de l'actualité nationale et internationale
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