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• Acceuil Budget 2008 : Accroissement modéré des dépenses publiques14 août 2008 Alourdissement des charges de compensation Confortée par le pactole des recettes fiscales, l’exécution en cours du budget 2008 semble plutôt satisfaisante. Au terme du mois de juin 2008, celle-ci s’est soldée par un excédent budgétaire de 7,8 MMDH à la faveur d’une nette amélioration des recettes fiscales, face à un accroissement relativement modéré des dépenses en dépit de la hausse continue des charges de compensation. En effet, les recettes fiscales, prévues pour un montant de 146,2 MMDH dans le budget 2008, ont atteint, à fin juin, 101 MMDH, en hausse de 29,3% par rapport à la même date de l’année précédente. Cet accroissement est attribuable essentiellement au produit de l’IS (Impôt sur les sociétés), qui a augmenté de 72,5% pour atteindre 31 MMDH, soit un taux de réalisation de 105,9%. Les rentrées au titre de l’impôt sur le revenu, en dépit des réaménagements du barème introduits en 2007, ont porté sur 16,6 MMDH et ont augmenté de 17,7%, parallèlement au renforcement des profits immobiliers et des produits de cession de valeurs mobilières. Pour sa part, la TVA a procuré une recette de 29,9 MMDH, en progression de 22,2% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette hausse a concerné aussi bien la TVA intérieure que celle sur les importations. Les recettes des droits d’enregistrement et de timbre ainsi que les droits de douane ont augmenté, respectivement, de 16% et 1,3%, en relation avec l’accroissement des transactions immobilières et des importations. S’agissant des recettes non fiscales, d’un montant de près de 8,1 MMDH, elles se sont inscrites en quasi-stabilité, traduisant d’une part, la baisse de 2,8% des recettes de monopole et, d’autre part, la hausse de 7% des autres recettes. Les recettes ordinaires ont, ainsi, totalisé 110,6 MMDH, en hausse de 26,2% d’une année à l’autre. En regard, les dépenses courantes se sont élevées à 80,1 MMDH, et se sont accrues à un rythme moins rapide de 17,5%, en dépit de l’alourdissement continu des charges de compensation. Celles-ci ont atteint 15,6 MMDH face à 5,8 MMDH un an auparavant, en liaison avec la hausse des cours des produits pétroliers. Les dépenses de fonctionnement, chiffrées à 54,1 MMDH, se sont élargies de 5,1%, traduisant la hausse de 4,2% des charges de personnel et de 6,8% des dépenses des autres biens et services. Les charges relatives aux intérêts de la dette ont accusé une légère baisse de 4,4%, en se limitant à 10,4 MMDH. Aussi, le solde ordinaire a-t-il atteint 30,5 MMDH au lieu de 19,5 MMDH, permettant de couvrir des dépenses d’investissement de près de 23 MMDH, en hausse de 52%. Compte tenu du solde positif des comptes spéciaux du Trésor de 303 MDH et d’une constitution d’arriérés de paiement pour un montant de 4,3 MMDH, l’excédent de caisse s’est établi à près de 12 MMDH. Ce dernier, ainsi que le recours à des ressources extérieures de 1,3 MMDH ont permis au Trésor de réduire ses engagements intérieurs de 13,4 milliards, en renforçant sa position nette vis-à-vis de Bank Al-Maghrib de 6,3 MMDH et en réduisant son recours aux banques de 1,5 MMDH. Somme toute, cette amélioration des recettes fiscales devrait permettre à l’Etat de faire face à l’alourdissement des décaissements de la Caisse de compensation dans un contexte international marqué par la volatilité des cours du pétrole et des produits de base. Tout cela pour dire, en définitive, que les pouvoirs publics mènent une politique axée sur la maîtrise des dépenses et l’amélioration de la gestion des dépenses publiques. Les contraintes extérieures liées à la hausse des prix des matières premières astreignent l’Etat à supporter davantage les charges supplémentaires de subvention de ces produits. Malgré la poursuite du bon comportement des recettes budgétaires, il est fort probable que les pressions sur les dépenses publiques seraient intensifiées à la suite, d’une part, des efforts de l’Etat pour l’accompagnement des réformes structurelles et des politiques sectorielles et, d’autre part, aux contraintes liées à l’évolution des cours internationaux des matières premières. Les perspectives de clôture du budget 2008 tablent sur une reprise du déficit global. Celui-ci est évalué, selon le projet du budget 2008, à 20 MMDH, soit un taux du déficit se situant aux alentours de 3% du PIB. Les autres dépenses Les dépenses ordinaires ont augmenté de 19,9%. Ce sont les dépenses de compensation qui ont le plus contribué à cette évolution, soit 13,9 points. En effet, ces types de dépenses se sont presque triplés en l’espace d’un an, en relation avec le soutien des prix des produits pétroliers et de certains produits de base. Les dépenses de personnel et les dépenses de matériels et divers se sont accrues de 11% et 5,8% respectivement. Par contre, les dépenses des intérêts de la dette publique ont reculé de 4,4%. L’effort de l’investissement de l’Etat a nettement augmenté. Les dépenses y afférentes ont connu une évolution de 67,6%. Le budget de l’Etat a dégagé une épargne soutenue, en hausse de 64,2%. Celle-ci a pu couvrir la totalité des investissements engagés au cours du premier trimestre. Le solde budgétaire, provisoirement excédentaire, a été plus important et s’est situé à 10,59 MMDH durant les quatre premiers mois du budget 2008, contre 2,42 MMDH à la même période du budget antérieur. Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN www.lematin.ma Suite de l'actualité nationale et internationale
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