| 30 août 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil Lune de miel entre gouvernement et CGEM24 juillet 2008 · Points de vue identiques sur les grandes questions · Quelques différends persistent : la fiscalité des PME notamment Symbiose. Entre le gouvernement et le patronat, ce n’est pas si fréquent. Entre Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances et Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM, c’est l’harmonie qui a régné mardi 22 juillet 2008 au siège de la confédération patronale. Les deux hommes étaient largement sur la même longueur d’onde et leurs propos respectifs sont là pour en témoigner. « Si, aujourd’hui, l’économie marocaine brille en dépit d’une conjoncture internationale défavorable, c’est bien grâce au modèle de partenariat public-privé qu’elle a su développer », affirme Mezouar en défendant les choix du gouvernement. « C’est un modèle auquel nous avons fortement contribué et il n’est pas question de le changer », insiste Elalamy. Une symphonie de déclarations convergentes dont le point d’orgue était l’affirmation du patron des patrons que « les plans élaborés par le gouvernement (Azur, Vert, etc.) sont exactement ce que la CGEM a toujours souhaité ». « Nous avons de la visibilité aujourd’hui, malgré notre méfiance à la veille de la formation du gouvernement actuel », poursuit-il. Cette symbiose manifeste entre les deux hommes n’a pas empêché un foisonnement de questions venant de la salle. La PME est au centre du débat pour la simple raison qu’elle constitue l’essentiel du tissu économique marocain et, donc,l’essentiel des membres de la CGEM. L’on compte au total 92.000 PME. Les obstacles que rencontrent ces petites entreprises au quotidien peuvent, schématiquement, être rangées sous trois chapitres : le fiscal, le financier et le foncier. Profitant de la présence de Noureddine Bensouda, directeur général des Impôts, Moulay Hafid Elalamy a, à deux reprises, soulevé la question d’une fiscalité différenciée pour les PME. « Nous y tenons mordicus », lance-t-il. Voilà qui fera plaisir aux istiqlaliens du gouvernement qui ont fait leur campagne électorale avec cette promesse. Mais voilà qui déplaira souverainement à la direction des Impôts qui, elle, tient tout aussi mordicus au principe de l’égalité des contribuables face au fisc. Elalamy explique qu’« il ne s’agit pas de réduire les recettes fiscales. C’est tout le contraire. Proposer un palier digeste pour les PME comme porte d’entrée au formel enrichira considérablement la liste des entreprises qui payent l’impôt ». Il s’agit aussi d’adopter une démarche éthique vis-à-vis des entreprises transparentes qui supportent seules le poids de la pression fiscale. « L’IS sera à 25% en 2015 », annonce Mezouar. Voilà qui relâchera significativement cette pression. Mais c’est aussi la chasse annoncée aux cadeaux fiscaux de toutes sortes. « Nous ne disposons pas de richesses pétrolières ou autres trésors du sous-sol, c’est pourquoi nous ne pouvons pas nous permettre d’accorder des dérogations fiscales. L’Etat a besoin d’argent pour mener à bout ses programmes d’encouragement aux différents secteurs et cet argent ne pourra provenir que de l’impôt », explique Mezouar. Sur la question du foncier, ce dernier a martelé qu’« il faut libérer la PME du poids du foncier en proposant des locaux prêts à l’emploi ». « Un business lucratif pour qui voudrait s’y lancer », propose-t-il en remettant sa casquette d’industriel. Il a profité de l’occasion pour préciser les priorités gouvernementales en matière de PME : « la recapitalisation et la taille ». « Le différentiel d’impôt, si réduction il y a, devra aller à consolider le capital des PME ou à favoriser des regroupements en leur sein », insiste le ministre. Nabil TAOUFIK www.leconomiste.com Suite de l'actualité nationale et internationale
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