| 28 août 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil Zimbabwe : l’UA accueille Mugabe et penche pour un compromis30 juin 2008 Le président zimbabwéen Robert Mugabe a été accueilli lundi à Charm el-Cheikh au 11e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) par ses pairs africains qui ont passé outre les appels à déclarer son régime illégitime. Alors que l’UA est pressée par l’ONU et les pays occidentaux de rejeter la réélection de M. Mugabe, le chef de l’Etat zimbabwéen a fait son entrée au milieu des autres présidents africains dans la salle du palais des congrès de la station balnéaire égyptienne où le sommet a ouvert ses travaux lundi matin. "Ce sommet marque un tournant (...). Nous faisons face à divers défis qui requièrent que nous parlions d’une seule voix pour défendre les causes de l’Afrique", a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak à l’ouverture de la réunion, suivie en début d’après-midi de travaux à huis-clos. Face au concert de dénonciations sur le déroulement de la présidentielle zimbabwéenne, le sommet de l’UA a semblé pencher dès son ouverture pour une solution négociée entre M. Mugabe et l’opposant Morgan Tsvangirai et non sur une politique de sanctions. "L’Afrique doit assumer pleinement les responsabilités qui sont les siennes et faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider les parties zimbabwéennes à surmonter les défis de l’heure", a lancé à la tribune le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, dans un appel indirect à un compromis entre les deux hommes. Quelques heures plus tôt, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait jugé que le résultat de l’élection "n’avait pas reflété la réelle volonté du peuple zimbabwéen ni produit un résultat légitime". M. Ban a "plusieurs fois répété que les conditions n’étaient pas en place pour une élection libre et équitable", a indiqué une porte-parole du secrétaire général. M. Ban a toutefois "encouragé les efforts des deux parties", à savoir MM. Mugabe et Tsvangirai, "à négocier une solution politique qui arrêterait la violence et l’intimidation". Le secrétaire général "soutient les efforts de l’Union africaine et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) pour promouvoir un accord acceptable pour le peuple du Zimbabwe", a ajouté la porte-parole, rappelant que l’envoyé spécial de l’ONU, Haile Menkerios, était au sommet de l’UA pour "aider de toute manière possible". L’opposition zimbabwéenne a aussitôt appelé l’UA à nommer un envoyé permanent pour seconder les efforts de médiation de M. Mbeki. "C’est un moment historique pour les dirigeants africains", a jugé George Sibotshiwe, un porte-parole de l’opposition zimbabwéenne, avant l’ouverture du sommet. "Nous attendons simplement qu’ils reconnaissent que les élections du 27 juin étaient une imposture et qu’ils nomment un envoyé spécial pour assister le président Mbeki", a-t-il ajouté. M. Mugabe a été déclaré vainqueur dimanche d’une élection présidentielle où il était seul en lice après le retrait de M. Tsvangirai, qui avait renoncé à sa participation pour dénoncer les violences du pouvoir au Zimbabwe contre l’opposition et les conditions du scrutin. Selon M. Tsvangirai, 200.000 personnes ont été déplacées, 10.000 blessées et 90 membres du parti d’opposition ont été tués depuis une défaite du parti au pouvoir à des élections générales le 29 mars. © 2008 AFP Suite de l'actualité nationale et internationale
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