| 21 août 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil USA : Obama renonce à financer sa campagne avec des fonds publics23 juin 2008 La décision du candidat démocrate à la présidentielle, Barack Obama, de renoncer à financer sa campagne avec des fonds publics limités afin d’utiliser la manne qu’il a engrangée a suscité un vent de critiques dans la presse américaine mais aussi parmi certains démocrates, qui lui reprochent d’être versatile. Dans le Washington Post comme le New York Times, qui soutiennent pourtant les démocrates, des éditoriaux s’en prennent au sénateur de l’Illinois pour avoir changé d’avis.
En février 2008, Barack Obama avait assuré qu’il chercherait "avec acharnement un accord avec le candidat républicain pour préserver une campagne financée sur fonds publics". Jeudi, fort de ses 265 millions de dollars engrangés (contre 96 millions jusqu’en avril pour le républicain John McCain), le candidat démocrate a annoncé qu’il ne participerait pas au système de financement public. "M. Obama avait l’occasion de démontrer qu’il était vraiment un homme politique différent, soucieux de mettre les principes et les promesses au-dessus des calculs politiciens", écrit encore le Washington Post. "Il a fait un choix différent et tout le monde comprend pourquoi : il va lever une tonne d’argent", conclut l’éditorial déçu. Dans une tribune le New York Times fait aussi la liste des changements d’avis du candidat démocrate, rappelant comment il a "jeté sous la voiture" son ancien pasteur, Jeremiah Wright, après avoir dit qu’il ne pouvait "pas plus le renier" qu’il ne pouvait renier sa grand-mère. "Même Bill Clinton n’était pas assez intelligent pour réussir en politique tout en affirmant renoncer à faire de la politique", conclut l’éditorial. L’éditorial décrit le sénateur de l’Illinois comme étant habité d’une "ambition machiavélique". "Naïf est le dernier mot que j’emploierais pour décrire Barack Obama. Il est l’animal politique le plus efficace que nous ayons vu depuis des décennies", ajoute le journal. On lui reproche aussi, en étant le premier candidat de l’histoire à renoncer aux fonds publics, d’enterrer à tout jamais cette loi de financement public adoptée en 1976 après le scandale du Watergate. "C’est une erreur", a déclaré le sénateur démocrate Russell Feingold qui avait fait adopter cette loi. "J’espère bien travailler avec lui sur ce dossier lorsqu’il deviendra président", a ajouté le sénateur. L’équipe de campagne d’Obama a eu beau jeu d’affirmer qu’avec 1,5 million de supporteurs envoyant leurs dons d’un click de souris sur Internet, cette forme de financement représentait "une nouvelle forme de politique", libre de l’influence des intérêts particuliers. "Mais jusqu’ici le phénomène du web reste unique à M. Obama et il n’y a pas de raison d’établir un dangereux précédent en faisant disparaître le financement public", écrit un autre éditorial du New York Times. Mais, admet dans le quotidien new-yorkais Larry Makinson, expert du Center for Responsive Politics, "la réalité est que la somme d’argent public n’est pas suffisante pour mener une campagne présidentielle moderne". 7 points devant McCain Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama dispose d’une avance de 7 points sur son rival républicain John McCain, en raison notamment du mécontentement envers l’administration actuelle, indique un sondage publié vendredi au Canada. Selon cette étude de l’institut Ipsos Reid pour le compte du groupe de presse canadien CanWest, M. Obama a le soutien de 50% des électeurs potentiels, contre 43% à M. McCain. Ce sondage est rendu public le jour où M. McCain effectue une visite au Canada, une étape inhabituelle pour un candidat à la Maison Blanche en pleine campagne. M. McCain devait prononcer à Ottawa un discours sur le libre-échange et les relations entre les deux grands voisins nord-américains. Seulement un Américain sur cinq estime actuellement que les Etats-Unis vont dans la bonne direction. 73% des personnes interrogées jugent au contraire que le pays est sur la mauvaise voie, au moment où la présidence de George W. Bush approche de sa fin. 43% des personnes interrogées par Ipsos indiquent d’autre part qu’elles diraient du bien de M. Obama dans une conversation. M. McCain ne recueille qu’un score de 30% à ce chapitre. "Actuellement, l’élan semble être du côté de M. Obama. Le fait qu’autant de gens pensent que le pays va dans la mauvaise direction le favorise", a déclaré Michael Gross, un responsable d’Ipsos, au quotidien phare du groupe CanWest, The National Post. Selon le sondage, l’avance de M. Obama sur M. McCain est la plus marquée dans la tranche d’âge des 18-34 ans, (63% pour Obama contre 29% pour McCain). Le sondage a été réalisé du 5 au 11 juin auprès d’un échantillon de 1.000 Américains, avec une marge d’erreur de 3,1%. AFP Suite de l'actualité nationale et internationale
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