| 12 mai 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil Marrakech Tensift-Al Haouz : L’industrie, un autre moyen de développement29 avril 2008 Plus 81% des entreprises opèrent dans la ville ocre L’activité économique de la région est très diversifiée mais largement dominée par le tourisme, l’agriculture, le commerce et les services. L’industrie, elle, vient en dernier lieu et reste marquée dans la région de Marrakech- Tensift- Al Haouz par trois principales caractéristiques : une forte concentration des unités industrielles dans la ville ocre (plus 81% des entreprises de la région), une prédominance du secteur agroalimentaire et une faible participation au niveau national (les performances de ce secteur oscillent entre 1 et 6%). Malgré son implantation relativement ancienne (les premières unités industrielles ont vu le jour vers les années 30 du siècle dernier), l’industrie dans cette région reste peu développer et vulnérable, étant donné que l’agroalimentaire est tributaire des aléas climatiques et le textile est composé essentiellement de « façonniers ». Toutefois, le secteur industriel englobe des entreprises modernes et qui sont bien engagées dans le processus de certification et de modernisations compétitive. Les premières unités industrielles ont vu le jour dans les années 30, et ce par la création du premier quartier industriel de douar Lâaskar, (actuelle avenue Hassan II) et dans la zone de la gare ferroviaire où une cinquantaine d’unités industrielles furent installées. La majorité de ces unités sont transformées, ces dernières années, en immeubles d’habitation, après le transfert de leurs activités à Sidi Ghanem. Il fallait attendre la fin des années 70 et le début des années 80 pour voir la création de la zone industrielle d’Azli avec 50 unités et la zone de Daoudiat avec 20 autres unités. Et l984, une nouvelle zone industrielle avec plus de 536 unités a été lancée. Il s’agit de Sidi Ghanem sur la route de Safi et d’El Jadida. Elle a subi le même sort que les précédentes zones industrielles. C’est ainsi que des immeubles d’habitation avec de petits commerces furent créés au lieu de la création d’usines qui contribuent au développement de la ville. Plus de 50% des lots de terrain, voire plus, ont changé de main à plusieurs reprises et d’autres sont à l’abandon, alors que les hommes d’affaires recherchent, en vain, ces lots pour y construire des unités industrielles. L’entreprise Al Omrane, ex-ERAC-Tensift, promoteur de cette zone industrielle, et la wilaya ont employé tous les moyens pour redresser la situation, mais ils se trouvent en face d’acquéreurs puissants, étant donné que l’erreur a été commise lors de l’affectation des lots de terrain. Devant la demande croissante des lots de la part des industriels et autres opérateurs, des mesures d’incitation à la construction ont été prises. Des retraits d’affectation furent également opérés pour une vingtaine de lots de terrain. Il est à rappeler qu’après plus d’un quart de siècle de sa création, la zone de Sidi Ghanem compte toujours des lots de terrain non exploités. De nouvelles zones furent lancées entre 1987 et 1990 à Sidi Youssef Ben Ali (145 lots) et à Iziki (90 lots) sur la route d’Essaouira. La zone Al Massar, ex-Ben Mejjad, fut lancée parallèlement à Sidi Ghanem. Il s’agit d’un lotissement privé, c’est-à-dire que les acquéreurs des lots de terrain n’ont rien à respecter, même si la création de cette zone a été soumise à des conditions pour les promoteurs. Le prolongement d’Al Massar a vu la réalisation des marchés de gros (légumes, céréales, dattes,) qui étaient à Bab Doukkala. Mais beaucoup de choses restent à faire dans ces espaces où les attributaires ne sont guère contents de leur situation actuelle. Cinq autres zones industrielles sont implantées à travers la région dont deux à Essaouira de 250 lots, deux à El Kelâa de près de 300 lots et une à Chichaoua dont le démarrage est très timide en raison de l’insuffisance des infrastructures de base. Lancée au début des années 80 par Mustapha Tarik, cette nouvelle zone industrielle a enfin pris le bon chemin pour sa concrétisation grâce à Abdellatif Berrada, actuel gouverneur de cette province. A côté de ces ensembles industriels, il existe d’autres zones d’activités économiques dans les différents centres de la région et qui abritent de petites industries et des artisans. Il est important de signaler qu’un grand nombre de ces ensembles ont besoin de réhabilitation puisqu’ils connaissent un manque important quant à leur aménagement. Du fait de la demande croissante concernant les lots de terrain équipés, une nouvelle génération d’infrastructures d’accueil a été programmée. Il s’agit, entre autres, de la troisième tranche de la zone industrielle de Sidi Ghanem (il semble qu’elle est totalement vendue mais à qui ?) et du parc industriel de Sidi Bouothmane qui est en phase de commercialisation, sans toutefois oublier la zone d’activités économiques de la ville de Tamansourte. De plus, selon le plan « Emergence », la région Marrakech- Tensift- Al Haouz abritera une des cinq zones dédiées à l’offshoring : ‘’Marrakechshore’’ qui sera aménagée dans la nouvelle ville de Tamansourt sur une superficie de 50 hectares, un agro-centre qui va permettre la consolidation de la place qu’occupe le secteur agroalimentaire dans l’économie de cette région. L’offshoring au Maroc, qui constitue le premier pilier du plan ‘’Emergence’’, va se focaliser sur 12 filières parmi les 145 que compte ce secteur. Par Mustapha Benhida | LE MATIN www.lematin.ma Suite de l'actualité nationale et internationale
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