| 13 mai 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil La FNIH tient son conseil d’administration à Oujda et renouvelle son partenariat avec l’OFPPT22 avril 2008 La ville d’Oujda vient d’abriter la réunion du conseil d’administration de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH), sanctionnée par d’importantes décisions, certes, mais marquée par un séminaire de travail avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) pour faire le point sur le partenariat entre les deux institutions. Abderrahim Oumani, président de la FNIH, et Larbi Bencheikh, directeur général de l’OFPPT, entourés des membres de la FNIH et des cadres de l’Office, se sont attelés toute la journée de samedi à redéfinir les termes de leur partenariat dans une ambiance laborieuse qui n’a guère sacrifié à la langue de bois. Le conseil d’administration de la FNIH d’Oujda ne ressemble à aucun autre de ceux qui l’ont précédé. Il a valeur de symbole parce que la région de l’Oriental -le thème des frontières avec l’Algérie oblige- est aujourd’hui sous les projecteurs de l’actualité. Les dirigeants de la FNIH entendaient, en effet, marquer leur volonté d’intégrer la région dans leurs préoccupations non seulement professionnelles mais affectives et conférer ainsi à leur réunion une portée politique évidente. Abderrahim Oumani, en qualité de président de la fédération mais aussi et surtout comme expert reconnu du secteur, a mis le doigt sur la plaie, sans pour autant sacrifier à un pessimisme excessif, rappelant que les baisses tendancielles que connaissent Marrakech, Agadir ou autres villes en termes de nuitées et de non retour ne constituent pas apparemment des situations nouvelles, puisque par le passé, des antécédents avaient déjà marqué l’évolution du tourisme national et que la parade avait été non seulement trouvée mais mise en place. C’est si vrai que leur séjour dans l’Oriental a été également marqué par une importante visite de groupe dans la ville balnéaire de Saïdia et du site FADESA, après la ville de Berkane et de Nador pour prendre le pouls des avancées des projets touristiques dans la région. Deux grands volets ont constitué les temps forts de la tournée : la réunion avec l’OFPPT qui a approfondi l’échange sur des problèmes structuraux comme la formation, les débouchés, les écoles de formation et le plan d’action pour les années à venir ; ensuite la tournée pour visiter « in situ » les réalisations et les projets. Abderrahim Oumani et Larbi Bencheikh ont souligné tour à tour la dimension symbolique qu’une telle réunion a prise en dehors de Casablanca, siège de l’OFPPT. Le premier, dans son discours d’introduction en a appelé à l’abandon de la langue de bois, il a exhorté les membres de la fédération à parler franchement des problèmes qui se posent et à faire montre de responsabilité. Le partenariat avec l’Office de la formation professionnelle est exemplaire : aux 12 centres de formation déjà existants s’ajoutent 8 autres en extension et d’autres verront le jour sous peu à Agadir et Essaouira, alors qu’un montant de 540 MDH est débloqué. Et on peut citer l’exemple du Centre de développement et de compétences de Marrakech, qui réunit qualité de formation et rigueur, destiné à former les formateurs et qui est opérationnel et équipé de manière à accompagner la mise à niveau des hôtels du Maroc. S’est posé également à l’assemblée le problème du nombre des techniciens formés à l’horizon 2010 : l’OFPPT avance le chiffre de 72.000 personnes, alors que certains au sein de la FNIH estiment insuffisant le nombre prévu. Encore faut-il, le trait a été souligné, que les opérateurs économiques puissent s’impliquer et sachent retenir les stagiaires ou jeunes issus des instituts, les motiver et leur tracer des plans de carrières qui leur éviteraient de s’expatrier vers des cieux plus cléments. Le président de la FNIH n’a pas hésité à rapporter le propos d’un opérateur étranger, extasié devant la qualité de formation des jeunes lauréats marocains : « De la bonne pâte », avait-il dit. Driss Bssit, président délégué de la FNIH, a mis les points sur les « i » pour ce qui est des expatriés, soutenant que ceux-ci, ambitieux notamment, quand bien même ils partiraient à l’étranger, retournent au Maroc des années plus tard pour y assumer de nouvelles et importantes responsabilités. Ce qui veut dire, souligne-t-il, qu’il n’y a pas danger réel. La FNIH a posé ensuite le problème de la convention collective et le statut de stagiaire, elle a renouvelé sa volonté de coopérer avec l’OFPPT. Rien dans cette journée de samedi n’a été laissé au hasard et tous les thèmes, riches et abondants, ont été passés au crible : de la situation du tourisme en général jusqu’au rôle de l’Observatoire du tourisme qui n’a pas encore répondu aux attentes des professionnels de la FNIH, jusqu’encore à la taxe de promotion ou aux Assises nationales de juin 2008 dont le canevas reste jusqu’à nouvel ordre inconnu et en tout cas dans les tiroirs encore. La franchise, la responsabilité, la liberté de ton ont caractérisé la réunion du conseil d’administration de la FNIH dont les membres ont été par la suite reçus par le wali Mohamed Ibrahimi. L’Oriental aura été une sorte d’Agora, un lieu d’échanges démocratiques où les professionnels de l’hôtellerie et donc du tourisme marocain ont débattu avec passion leurs problèmes et leur métier, dégagé aussi une plate-forme d’action pour les années à venir, donné enfin l’exemple d’une fédération solidaire et unie.Ils se sont refusés à quelque autosatisfaction quelconque, non plus au pessimisme réducteur. Ce n’est pas seulement une réunion statutaire mais au regard du lieu, à quelques kilomètres de l’Algérie, dans une région en pleine expansion et en profonde transformation, il s’agit bel et bien d’un acte de foi, qui conjugue la volonté professionnelle à l’engagement patriotique et politique. Perspectives prometteuses… Le secteur du tourisme manque énormément de ressources humaines. La formation, de l’avis des professionnels, reste le parent pauvre de la Vision 2010. Les dispositions retenues par les différents partenaires dans le contrat-programme n’ont pas été minutieusement respectées. A signaler que les enquêtes entamées sur le terrain avaient estimé le besoin de formation à environ 72.000 techniciens à l’horizon 2010. Le constat de nos jours paraît ainsi en deçà des attentes des uns et des autres. Que ce soient les professionnels ou encore les instituts de formation, particulièrement de l’OFPPT, la responsabilité est partagée. La formation requiert une dimension fondamentale, aussi bien en termes de quantité que de qualité. Sachant que certains professionnels avancent déjà que le cap de 72.000 sous-estime les besoins réels de l’objectif 2010. La question de la qualité se pose également avec acuité. Le DG de l’Office a souvent appelé les professionnels à venir cogérer avec l’Office les établissements de formation. La qualité de la formation ainsi que les débouchés doivent être conçus de manière à ce qu’on puisse faire aimer les métiers du tourisme aux générations futures. Au lieu de se jeter les responsabilités d’un camp à l’autre, la réunion des administrateurs de la FNIH à Oujda, en présence des responsables de l’OFPPT, est venue clarifier et rapprocher les avis des uns et des autres. Elle augure d’une nouvelle phase pour la formation dans le secteur du tourisme au Maroc. Par Oujda- Hassan Alaoui | LE MATIN www.lematin.ma Suite de l'actualité nationale et internationale
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