| 16 mai 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil Rencontres entre les partenaires sociaux : Le troisième round débute la semaine prochaine1er avril 2008 Le troisième round du dialogue social reprend dès la semaine prochaine. L’agenda des rencontres du chef du gouvernement avec les centrales syndicales a été arrêté. Selon des sources de la Primature, le Premier ministre recevra, ainsi, lundi 7 avril les dirigeants de l’UMT et de la CDT. Le jour suivant ce sera le tour des responsables de l’UGTM et de la FDT d’être reçus par Abbas El Fassi. Cette nouvelle phase du processus du dialogue avec les centrales syndicales les plus représentatives se clora avec l’entretien du Premier ministre avec les dirigeants de l’UNTM. Après cette série de rencontres avec les représentants des salariés, le chef du gouvernement entendra la position du patronat. La rencontre avec des responsables de la CGEM est programmée pour lundi 14 avril. Auparavant, Abbas El Fassi avait entendu, lors des deux réunions de son équipe tenues la semaine dernière, les exposés des dirigeants des départements de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Economie et des Finances et de la Modernisation des secteurs publics. L’intervention de Jamal Rhmani s’est ainsi focalisée sur les résultats des travaux de la commission créée au sein de son département pour se pencher sur l’évolution du dialogue social et l’étude des revendications des syndicats et les éventuelles réponses à y apporter. Les dossiers de l’augmentation des salaires, des indemnités des conventions collectives, de la protection sociale et des libertés syndicales ont, ainsi, été passés en revue et différents scénarios ont été présentés au Premier ministre. Pour sa part, Salaheddine Mezouar a exposé le volet du dossier qui intéresse son département. Le ministre de l’Economie et des Finances a, de même, abordé certains dossiers prioritaires qui revêtent un intérêt particulier. Outre le nécessaire maintien et renforcement de l’action de la Caisse de compensation, l’argentier du Royaume a estimé primordial le maintien de la cadence des investissements publics structurants et la préservation des équilibres macroéconomiques. Mohamed Abou, ministre délégué chargé de la Modernisation des secteurs publics, a fait part, à son tour, des résultats des travaux de la commission chargée au sein de son département du suivi du dialogue social. Deux points essentiels ont été abordés. Le premier ayant trait aux revendications syndicales à caractère purement institutionnel et le second à celles revêtant un aspect matériel direct. Ceci pour dire que jusqu’à l’heure, le gouvernement fait montre d’une démarche sereine, méthodique et globale. La bonne foi y est et la volonté de poursuivre le dialogue avec tout le sérieux et toute la flexibilité que permet sa marge d’action dans une conjoncture internationale des plus défavorables est on ne peut plus manifeste. Du côté de ses partenaires sociaux, l’heure est à la surenchère et à qui mobilisera le plus de protestataires. Et si à ce jour les responsables de la CDT ont manifesté à maintes reprises leur attachement à leur engagement pris, et se sont refusés à toute action d’envergure tant que le dialogue avec le gouvernement reste ouvert, la plupart des autres centrales ont préféré maintenir la pression. Ainsi, hier encore, les deux centrales, la FDT et l’UMT, ont observé une grève au siège du ministère de l’Economie et des Finances. Sur un autre terrain, celui des collectivités locales, les trois syndicats, FDT, UMT et ODT, maintiennent la pression coûte que coûte. Des quatre jours de débrayage par mois, les trois centrales sont passées à six. Selon un dernier communiqué commun, elles appellent à un nouveau point d’ordre à l’échelle nationale dès demain et pour trois jour et un autre les 23,24 et 25 courant. Motifs de cette nouvelle grogne : le peu de cas que ferait le ministère de l’Intérieur des revendications de ces syndicats et le traitement qu’il a réservé à la situation des agents titulaires de licences et diplômes équivalents. Alors que ces mêmes centrales venaient d’observer grèves après grèves dans pratiquement tous les secteurs de l’administration publique. Aucun domaine n’y a échappé. De l’enseignement aux collectivités locales, les appels au débrayage ont concerné les départements de l’Habitat, de la Justice, des Finances, tous y sont passés. Les membres du gouvernement concernés directement par le dialogue social se démenaient à formuler des réponses sérieuses et financièrement tenables aux revendications des représentants des salariés du secteur privé et des fonctionnaires du secteur public. En effet, depuis le deuxième round du dialogue social, les deux commissions créées au sein des départements de l’Emploi et de la Formation professionnelle et celui chargé de la Modernisation des secteurs publics ont travaillé d’arrache-pied pour présenter des scenarii à même de sortir de cette crise sociale et faire face à une conjoncture pour le moins difficile. Aujourd’hui, ces deux commissions ont présenté leurs rapports et la tendance générale évolue vers une augmentation du SMIG et une revalorisation des salaires à travers notamment un allègement du fardeau fiscal. Des actions d’ordre législatif sont également attendues en matière notamment de l’amélioration du climat social dans les entreprises, l’examen de certains points du code du travail et le renforcement de la protection des libertés syndicales. Différentes actions devraient être annoncées, dans ce sens, par le gouvernement dans les quelques semaines à venir. Finances : une grève de trop La tension n’a jamais été aussi forte entre le gouvernement et les centrales syndicales que lors de ce débrayage observé hier 31 mars. Une date clé. Ce jour représente en effet le dernier délai pour les entreprises de présenter leurs déclarations fiscales. Celles qui ont attendu ce jour pour le faire se voient ainsi pénalisées et contraintes à versées des pénalités de retard. Pour éviter une crise de trop avec les entreprises, le ministère de l’Economie et des Finances a décidé de déclarer ouvrable la journée du samedi 29 mars. La réaction des syndicats l’UMT et la FDT ne s’est pas faite attendre. Les deux centrales ont accusé, d’un côté, le ministère de vouloir « casser » la grève et entraver les libertés syndicales de son personnel. De l’autre côté, elles se sont presque réjouies de cette décision du département de Salaheddine Mezouar considérant que c’est une reconnaissance tacite et anticipée de la réussite de la grève. Par Tahar Abou El Farah | LE MATIN www.lematin.ma Suite de l'actualité nationale et internationale
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