| 13 mai 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
|
|
• Acceuil Échanges extérieurs : L’effet change atténue la facture des importations1er avril 2008 Le Maroc est exposé à la flambée des cours des produits de base A l’instar des autres pays ouverts sur l’extérieur et qui importent une grande partie de leurs besoins en matières premières, l’économie marocaine est pleinement exposée aux effets de la flambée des cours des produits de base, tant par le renchérissement de sa facture pétrolière que par l’accroissement sans précédent de la valeur des importations céréalières. Ainsi, la hausse des prix internationaux a suscité des effets négatifs sur la balance commerciale marocaine, quoique ces répercussions auront été partiellement épongées par l’effet change en raison de l’appréciation du dirham face au dollar, monnaie de facturation des produits de base sur le marché international. En effet, le renchérissement des importations de pétrole et de blé pour le mois de janvier 2008 représente près de 60% de l’accroissement global des importations de notre pays, selon les estimations préliminaires de l’office des changes. En particulier, sur la base d’un échantillon de produits échangés représentant 33% du total des exportations et 35% de celui des importations, le déficit commercial s’est aggravé de près de 3 MMDH en janvier 2008 par rapport à la même période de l’année 2007. Les importations de produits de base se sont accrues de près de 78% entre les deux périodes considérées, soit un rythme nettement supérieur à la croissance des exportations de ces produits qui s’est établi à 14%. Par ailleurs, l’effet positif de l’accroissement des prix de certains produits exportés, notamment les engrais naturels et chimiques, les phosphates et l’acide phosphorique, a été insuffisant pour atténuer l’impact du renchérissement des produits importés, d’autant plus que les exportations de certains produits tels que les crustacés, mollusques et coquillage et les tomates fraîches ont vu leurs volumes se replier sur les deux périodes, réduisant significativement leur contribution à la croissance de la valeur globale des exportations. Au vu des niveaux de prix enregistrés en mars 2008, il est vraisemblable que la tendance haussière des cours pétroliers se poursuive de façon ininterrompue pour tester de nouveaux hauts historiques. Ces perspectives se trouvent corroborées par la forte baisse du dollar qui amenuise le pouvoir d’achat des recettes pétrolières et constitue de ce fait l’argument majeur implicitement pris en compte par les producteurs de l’OPEP quant au maintien des quotas de production de ses membres. Non moins important, le scénario de baisse de la croissance mondiale, considéré comme un facteur devant favoriser la stabilisation des cours mondiaux de pétrole, s’est avéré d’un impact limité. Inextricablement, les cours évoluent actuellement au dessus de 110 dollars/baril et pourrait franchir de nouveaux paliers en cas d’incidents climatiques et/ou géopolitiques affectant la capacité de l’offre mondiale de produits pétroliers. Face à la persistance des tensions sur les cours mondiaux de produits de base, des réponses de politique économique, autres que celles d’ordre fiscal, méritent d’être engagées. Celles-ci devraient constituer les axes prioritaires d’une politique proactive à même de permettre à notre économie de renforcer sa résistance aux aléas de la conjoncture internationale. Cette stratégie devrait viser dans sa composante énergétique un renforcement de la sécurité des approvisionnements, une diversification du bilan énergétique national et un accroissement du poids des énergies renouvelables, sans oublier les différentes opportunités qui s’offrent à l’économie nationale dans le domaine des mécanismes de développement propres. Hausse des prix des céréales Les prix des céréales sur les marchés internationaux enregistrent une hausse considérable. Associée à la hausse des prix du pétrole et du fret, cette situation a fait monter en flèche les prix des denrées de base dans de nombreux pays. Afin de limiter les effets de la hausse des prix des céréales sur la consommation alimentaire intérieure, les gouvernements de pays tant importateurs qu’exportateurs céréaliers ont pris un certain nombre de mesures. Au Maroc, le gouvernement a ramené les taxes pesant sur les importations de blé au niveau le plus bas jamais enregistré. Il envisage également de privatiser les importations de blé tendre et d’accorder des subventions publiques aux importateurs qui achètent au-dessus d’un prix de référence donné. En Égypte, le gouvernement a considérablement accru les subventions alimentaires et conclu un accord bilatéral avec le Kazakhstan pour la livraison d’un million de tonnes de blé à un prix préférentiel durant 2008. Par lahcen oudoud | LE MATIN www.lematin.ma Suite de l'actualité nationale et internationale
En ce moment sur les Forums
|
| [Edité par: JDM MULTIMEDIA] [Publicité] [Syndication] [Mentions légales] [Annuaire Web ] [Forums] [SPIP] [PHPBB] [RSS] JDM vous recommande Mozilla Firefox pour une navigation plus saine. |
||
