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• Acceuil Le transport maritime totalement libéralisé d’ici juillet 200723 août 2006 La libéralisation totale de l’offre de transport maritime est prévue d’ici fin juillet 2007. Pour baliser le terrain à ce processus, au demeurant irréversible, les pouvoirs publics ont, dernièrement, peaufiné une étude stratégique afin de recadrer la politique de développement sectoriel avec les impératifs plus généraux du Maroc. Logique comme démarche surtout si l’on sait que les échanges extérieurs nationaux dépendent du transport maritime à hauteur de 95%. A cela s’ajoute le fait selon lequel la position du Maroc sur le marché international sera de plus en plus tributaire de l’état du secteur du transport maritime, sur la capacité de la flotte nationale à desservir tous les marchés du monde, la qualité des ports du Royaume et des moyens d’acheminement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le challenge risque de ne pas être aisé, tant il est vrai que le secteur reste régi par des disparités autrement plus intenables. Désavantagés par leur taille dans un secteur fortement capitalistique, les compagnies de transport maritime marocaines restent également handicapées par la hausse des cours des hydrocarbures et par les tarifs d’assurance exorbitants face à de grands groupes internationaux disposant d’une importante capacité de négociation avec les fournisseurs de pétrole et les assureurs. De plus en plus, les compagnies maritimes ressentent toutes les peines du monde à dégager le cash-flow nécessaire à l’autofinancement de leurs flottes. Tout cela pour dire en définitive que le processus de libéralisation du secteur exige que l’on mette le turbo sur une mise à niveau plurielle. La parade devrait consister en une libéralisation progressive du secteur à travers la suppression des attributions bilatérales de lignes régulières. Cette ouverture devrait inscrire le développement portuaire dans une logique de ports Hub afin de désengorger les points de transits traditionnels en tenant compte de la forte sensibilité du trafic aux coûts de passage des navires et des cargaisons. Par conséquent, l’enseignement maritime doit être revu et adapté aux nouvelles pratiques et technologies en vigueur.
Eu égard à la taille des investissements privés nécessaires pour le renforcement du pavillon, l’Etat devrait à nouveau instaurer des mesures fiscales incitatives pour encourager les opérateurs à s’engager dans ce genre d’opérations. Signalons que sous l’effet des encouragements accordés au début des années 70 par le Code des investissements, le secteur des transports maritimes au Maroc a connu un développement sans précédent que retranscrit l’élargissement de la flotte nationale. Abdelali Boukhalef | LE MATIN www.lematin.ma Suite de l'actualité nationale et internationale
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