| 04 juil 2009 | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil Mission humanitaire pour vingt patients : Le CHU de Casablanca à coeur ouvert27 mai 2006 Le service de cardiologie du CHU Ibn Rochd de Casablanca, a organisé, du 21 au 23 mai, une mission humanitaire qui a consisté à faire bénéficier une vingtaine de personnes indigentes de dilatation valvulaire mitrale par cathétérisme interventionnel. « Le rétrécissement mitral est la maladie valvulaire la plus fréquente au Maroc. Elle est secondaire aux angines mal traitées et aux rhumatismes articulaires aigus. Ce rétrécissement aboutit à un certain nombre de complications cardiaques qui peuvent causer la mort », explique le Pr Ahmed Bennis, chef du service de cardiologie à l’hôpital Ibn Rochd et président de la Société marocaine de cardiologie. Les initiateurs de cette mission ont fait appel aux services du Pr Paolo Rocha, éminent spécialiste brésilien de la dilatation mitrale officiant depuis 40 ans en France à l’hôpital Amboise Paré de Paris. Il a travaillé côte à côte avec ses collègues marocains. Cette action a été rendue possible grâce à l’intervention de mécènes, il s’agit notamment de Haj Mohamed Kabbaj, qui a pris en charge l’achat du matériel, mais aussi grâce aux ressources humaines de l’hôpital et à l’engagement du ministère de la Santé. Les bénéficiaires de cette opération, venus des quatre coins du Maroc ont pu jouir d’une prise en charge de qualité, dans les nouvelles structures du service de cardiologie récemment inauguré par Sa Majesté le Roi qui a donné ses Hautes instructions pour qu’il soit plus accueillant, plus humain et plus performant. L’accent a été mis, surtout, sur la nécessité de mettre ces moyens au service de tous les citoyens. Ces instructions ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Pour preuve, cette opération qui vise à mettre la haute technologie moderne à la disposition de tous. « Le vrai problème est l’accès du citoyen moyen à ce genre d’intervention qui reste cher. Les maladies cardiaques constituent aujourd’hui les premières causes de mortalité dans notre pays. Notre population est en train de vieillir ce qui fait que les maladies coronaires deviennent plus fréquentes. Parallèlement, beaucoup de patients souffrent de rhumatisme articulaire et de maladies cardiaques. Nous menons donc, un double combat, mais il n y a pas de fatalité. Grâce à la conjonction des efforts de tous, on arrivera certainement à amener la médecine de pointe au citoyen moyen à moindre prix et à arrêter de faire de la sous-médecine ou de la médecine à deux vitesses », affirme le Dr. Bennis. Les interventions qui coûtent entre 30.000 et 35.000 dirhams ont été entreprises 10 fois moins cher au service de cardiologie de l’hôpital Ibn Rochd. Animée par un enthousiasme sans faille et une volonté à toute épreuve, l’équipe de l’hôpital Ibn Rochd est déterminée à continuer dans cet élan de solidarité. Elle a élaboré un programme de missions qui seront menées suivant une stratégie bien pensée. « Plus d’enfant bleu au Maroc » est le nom de la prochaine action prévue pour octobre. Une équipe de cardiologues suisses de l’hôpital cantonal de Genève, a déjà donné son aval pour y prendre part. S’en suivront d’autres actions qui viseront les coronariens, le pompage coronarien, et la dilatation valvulaire surtout parmi les enfants, vu que ces pathologies sévissent chez un certain nombre d’enfants qui ont besoin de ce genre d’intervention mais qui n’en ont pas les moyens. Autre bonne nouvelle, le Pr Ahmed Bennis certifie que son service procédera désormais aux dilatations mitrales, aux poses des stents, aux coronarographies, à la chirurgie des enfants porteurs de cardiopathies congénitales… Lesquelles interventions profiteront à une large frange de la population, aux malades qui ont une assurance maladie, à ceux qui ont une mutuelle mais aussi aux démunis. La dilatation mitrale par cathéter à ballonnet, expliquée par le Pr Paolo Rocha Le rétrécissement mitral était traité par chirurgie jusqu’à l’année 1981 quand le Japonais Inoé a mis au point un ballon qui peut passer à travers la peau. Il est dégonflé au moment où il est introduit à travers une veine. C’est une opération très délicate qui consiste à faire, à l’aide d’une aiguille de 70 cm, un petit orifice dans la paroi qui sépare les deux oreillettes. On fait passer le ballon de l’oreillette droite à l’oreillette gauche pour qu’il puisse accéder à la valve qui est malade. Le ballon, dégonflé, traverse la valve. Juste après, il est gonflé pour qu’il sépare les deux commissures, c’est-à-dire les deux bords de la valve. Cette intervention, contrôlée par l’échographie, permet de doubler la surface valvulaire. La surface d’une valve normale est de 6 cm. Les patients commencent à voir des symptômes apparaître quand ils sont au-dessous de 2 cm. A ce stade, le sang, qui ne peut pas passer d’une cavité vers l’autre, s’accumule dans celle qui est en amont. Là, le patient va sentir une gêne respiratoire. Une fois que la valve est ouverte, tout va mieux. Le ballon, quant à lui, est de 28 mm quand il est gonflé. Il y en a également de 30 mm. Ce ballonnet, étant mis au point par un Japonais, et s’adressant à une maladie qui touche surtout les femmes, est conçu pour les petites tailles. Les ballons de 30 mm sont parfaitement adaptés pour les femmes de plus de 1,65 cm. (Les Marocaines traitées ne sont pas plus grandes que ça). Pour l’anecdote, les chirurgiens disposaient de 3 ballons (deux de 28 mm et un de 30 mm) dont un a été abîmé lors de sa manipulation. C’est qu’ils sont très fragiles ces ballons constitués par deux feuilles de latex avec, au milieu, une sorte de tissu tricoté avec du nylon. Le petit joujou coûte la bagatelle de 3.000 euros. Kenza Alaoui | LE MATIN www.lematin.ma Suite de l'actualité nationale et internationale
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