| 08 août 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil Hada houwa lmaghrib24 juillet 2005 - Lu 2037 fois - Par : azeus - Mohammed SLIMANI Ce soir (samedi 23 juillet 2005), j’arrive à la scène EL HANK pour couvrir le concert de la belle ELISSA. Je descends du taxi et juste devant moi, je me retrouve devant une entrée avec une énorme foule, des bagarres un peu partout, des injures, des `Mroud` avec leur Hrawa... Un scénario digne de représenter Lfawda et la désorganisation dans tous ses états... Je regarde ma montre, encore 5 minutes de perdues... Ouf... je sors mon badge, je prends mon courage à deux mains et je me dirige vers la foule dans l’espoir qu’un responsable me fasse entrer. Je m’approche et qu’est-ce que je vois ! Tous ces clochards qui sont entrain de s’insulter, de s’échanger des coups portent soit des badges soit des invitations... (Je me demande d’ailleurs d’où ils ont eu leurs badges, car franchement et je m’excuse pour de dire "il n’ont ni l’air ni l’attitude d’un VIP"). Je ré-analyse la situation avant d’abandonner l’idée, car là c’est vraiment mission impossible. Donc je continue ma balade et hop, je trouve une autre entrée qui mène vers le même espace que la précédente. Apparemment elle est moins encombrée, j’essaye d’y accéder et tout à coup tout le monde décide de faire son travail : trois Mroud, 2 CMI et 2 agents de sécurité me bloque l’accès (un peu trop pour un journaliste qui porte un badge !). L’un d’eux me dit : « Cela est une sortie, l’entrée est de l’autre coté » (oh ! Je ne vois vraiment pas la différence mais bon je fais avec). Je présente mon badge presse et j’explique gentiment « Messieurs, je suis journaliste, je ne viens pas ici pour apprécier ELISSA entrain de danser, j’ai du travail ici, j’ai un rendez-vous à 20h pour une interview et je suis à l’heure, mais comme vous voyez, l’autre porte, ce n’est pas possible d’y accéder ». Les messieurs me regardent et leur chef m’adresse la parole (j’avais deviné) : « écoutez monsieur, Sir Dir Saff M3a Nass ». Je regarde autour de moi, mais de quelle queue parle ce monsieur ? Il n’essaye quand même pas de me dire que le "`bordel" dans l’entrée d’à côté est une queue... Bref, je regarde le monsieur dans les yeux « Ecoutez, je n’ai pas de temps à perdre, je suis déjà en retard, je comprends que c’est une sortie et je comprends que vous êtes entrain de faire votre travail mais comme ce travail n’a pas été bien fait dès le début, la preuve tout ce qui se passe autour, vous devriez -normalement- savoir vous adapter à la situation. Ce n’est pas méchant si je rentre par-là tant que ça mène vers le même espace... Si vous ne pouvez pas prendre cette décision, appelez-moi un responsable s’il vous plait... Vous allez me faire rater une très importante interview ! » J’ai parlé trop vite, apparemment le monsieur n’a pas bien saisi donc je répète mes paroles en arabe (ouf beaucoup mieux, au moins là il a l’air de comprendre). Il réfléchit un peu avant de me dire « C’est moi le responsable ici, mais je ne peu pas prendre cette responsabilité, j’ai reçu des ordres » (je commence à perdre patience, voyez-vous, un responsable qui n’est pas capable de prendre des responsabilités).
Je demande au monsieur là-bas avec un air mêlé de compassion « Vous n’aurez pas une solution pour les gens qui viennent travailler et qui n’arrive toujours pas à entrer ? » Il me fait une tête bizarre genre "je n’ai pas compris" Je rajoute en montrant mon badge : « Votre responsable presse m’a appelé pour me donner un rendez-vous à 20h, et depuis 20h je suis ici et je n’arrive toujours pas à entrer » Il commence à m’expliquer que l’entrée presse est de l’autre coté (rappelez-vous la porte Fawda). Je lui dis : « Monsieur, la porte dont vous me parlez, il y a tellement de désorganisation que même vous avec votre tenu vous n’arriverez pas à passer » Je lui explique en quelques mots la situation, le monsieur a l’air plutôt compréhensif (en tout cas mieux que les autres). Il me dit « suivez-moi, je vais essayer de vous faire entrer ». Nous arrivons à la (soit disante entrée presse et VIP), le policier me demande de l’attendre, il gueule, il frappe, il crie, il galère pendant un bon quart d’heure puis revient me dire « Je suis désolé, je n’ai pas pu passer » (J’avais tellement envie de rire, si un CMI avec sa tenue et sa hrawa n’arrive pas à percer, qu’en est t-il de moi ?) Puis le CMI rajoute « Lmaghrib Houwa Hada, Nta a Khouya Bayna Alik Nki, Matbkach Wakaf Hna Bouhdak Ymchiw Yggrisiwak » (A la lettre, "au Maroc c’est comme cela, et puis vous ne restez pas seul ici vous risquez d’être agressé")
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