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• Acceuil Conversion des Marocains au Christianisme !!26 avril 2005 - Lu 6125 fois - Par : RadoVane Il sont finalement répertoriés, identités et adressés à l’appui, dans les quatre coins du pays. Eux, ce sont les “missionnaires” évangélistes qui parcourent le Maroc pour recruter des candidats à la conversion au Christianisme. Une enquête approfondie a été menée par les autorités pour définir leurs objectifs, recenser leurs moyens, et chiffrer les membres des réseaux actifs. A Casablanca, comme à Rabat ou à Salé, ils n’hésitent pas à prendre des risques pour “faire un grand nombre de Chrétiens” dans le cadre d’une stratégie mondiale d’évangélisation des peuples musulmans. Enquête.
Sociétés écrans et espionnage Finalement, le constat établi n’est pas du tout reluisant. Selon une note confidentielle datée du mois de mars 2005, les évangélistes étrangers (ils seraient quelque 800 missionnaires), qui sont à l’origine de ces conversions, sont bien là. Et ils sont plus nombreux qu’on ne le pense. Ils agissent par le biais de sociétés écrans pour dissimuler leurs véritables activités secrètes. Ils occupent le premier plan par l’ampleur de leurs actions clandestines et leur puissance sur le terrain du prosélytisme pour enseigner les vertus du Christianisme aux jeunes Marocains. Tout récemment, comme le raconte un pasteur casablancais, quelques évangélistes missionnaires ont distribué au grand jour, dans le quartier Maârif de Casablanca, des tracts et des ouvrages sur le christianisme avec des images particulièrement émouvantes relatant la vie du Christ. Ces exemplaires, imprimés aux Etats-Unis en langue française, sont destinés surtout aux jeunes, leur promettant “une vie meilleure et un univers parfait“. En effet, enrôlés dans des organisations non gouvernementales et des institutions comme “Service de la Bible au Maroc”, devenue peu après “la Société biblique Unie”, (présente dans plus de 180 pays), sise quartier Oasis à Casablanca et sous le contrôle d’un Américain du nom de Jack Ruzenko, les évangélistes redoublent de pugnacité et emploient des arguments en béton pour amener les jeunes à porter la Croix. Ils disposent de moyens colossaux qui leur permettent de distribuer gratuitement des vivres et des médicaments aux populations. Selon le rapport, les méthodes de recrutement sont les mêmes : avant d’accepter de croire en la vérité absolue de la doctrine enseignée, sous des prétextes prétendument honorables et altruistes, on fait miroiter un “mieux-être”, des solutions miracles aux vicissitudes du quotidien. Prosélytisme et apostolat On propose souvent un petit coup de main terrestre avant de s’adresser au ciel. Les jeunes et les personnes en situation de détresse matérielle et morale constituent dans ce cas de figure une proie privilégiée. Toujours est-il que les évangéliques s’y développent très rapidement par le biais d’écoles où l’on dispense des programmes académiques non reconnus par le ministère de l’Education nationale et ou se côtoient des lycéens marocains avec d’autres étrangers. Les autorités qualifient les évangéliques présents dans le pays de prosélytes de premier plan. Des as de l’apostolat. À leurs yeux, chaque individu est un Chrétien qui s’ignore. Un grand potentiel séduit par une religion qui incarne la modernité. Dans les quatre coins du pays, les missionnaires qui veulent rallier la clientèle marocaine fournissent tant d’efforts pour apprendre le dialecte, l’arabe classique, ou même l’Amazigh et la langue rifaine, dans des écoles marocaines, ou par le biais des cours privés pour une meilleure approche des candidats à la conversion. Et le comble dans tout cela, prévient le rapport sur l’évangélisme au Maroc, c’est que certains missionnaires clandestins installés depuis longtemps dans le pays font des extras, l’espionnage entre autres, pour le compte de certains pays comme Israël, faisant ainsi d’une pierre, deux coups. Dans les villes, ou ils ont élu domicile, les évangélistes battent campagne à ciel ouvert et se lancent dans une formidable conquête des âmes de façon méthodique. Les fondamentalistes, qu’ils se disent, sont également intégralistes : ils veulent pouvoir vivre pleinement leur foi et la faire partager avec les Marocains, convertis, d’ici. Profitant ainsi de quelques lacunes constitutionnelles et des textes de lois qui reconnaissent, d’une façon plus explicite, la liberté de culte à tout citoyen marocain. Toutefois, le délit de prosélytisme est ainsi souvent employé comme argument juridique légal par les autorités pour légitimer certaines restrictions à la liberté de culte. Dans ce tableau foisonnant, les missionnaires n’hésitaient pas à prendre des risques pour “faire un grand nombre de chrétiens” organisés et financés par une stratégie mondiale d’évangélisation des peuples musulmans. Lieux de culte clandestins Et les moyens ne manquent pas pour endoctriner les Marocains convertis au Christianisme, devenus eux aussi des messagers du Christ, dans des églises maisons ou même dans des églises officielles en grande majorité implantées dans la capitale du Royaume. Dans la note confidentielle, des églises catholiques, protestantes ou orthodoxes de Rabat, présumées liées à l’évangélisme, sont citées, avec adresses et numéros de téléphones à l’appui. À n’en citer que l’Eglise Catholique “Saint Pierre” de Rabat, l’Eglise Anglicane Protestante, l’Eglise Chrétienne “Sainte Françoise” et l’Eglise Chrétienne Orthodoxe. Figurent également dans l’enquête des services marocains des noms et prénoms des missionnaires étrangers (de nationalité américaine) qui sont répertoriés et des convertis marocains installés à Casablanca, Rabat, Salé et Fès. On y trouve même des familles marocaines toutes entières, des cadres, des chômeurs, des enseignants (es)...et autres profils, sans pour autant les quantifier. Dans la mesure où l’activité missionnaire demeure clandestine, il est difficile de l’évaluer. Même si les chiffres les plus optimistes parlent de 7.000 Marocains convertis au christianisme. Ce sont des groupes, ou des cellules qui se connaissent, dirigés par des missionnaires, qui se réunissent chaque dimanche, discrètement, dans le domicile de l’un des membres, pour des lectures bibliques et des séances de prière. Discrétion oblige, ils utilisent une rhétorique avec un langage emprunté à la culture marocaine dans le but de tromper les autorités qui les tiennent à l’œil. D’ailleurs, le pouvoir suit avec attention ce phénomène et surveille de près les aller et retour des habitués de certaines églises ou la présence policière a été renforcée ces derniers temps, reconnaît ce pasteur casablancais. C’est sans compter sur les nouvelles méthodes d’évangélisation et les moyens de communication qui se sont modernisés pour transmettre leur message : sites Internet chrétien (comme www.hiwarmaroc.com), radios, télévisions par satellite, livres, cassettes vidéo et audio, des traduction de la bible distribuées en grosse quantités dans des librairies, comme au Carrefour du livre à Casablanca, la librairie Chater à Marrakech, Kalila Oua Dimna à Rabat... (Voir encadré). Ce qui leur a attiré les foudres du groupe Istiqlalien, conduit par le député Abdelhamid Aouad, qui a apostrophé le ministre des Habous et des affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, sur le mutisme observé par l’Etat face à la montée du phénomène des évangélistes au Maroc. Ceux-ci investissent le terrain de l’humanitaire et choisissent leurs cibles parmi les personnes les plus démunies. Tournure résolument sectaire On devient également un fidèle du Christ contre une somme d’argent, des promesses de soins médicaux ou de visas pour l’étranger : certaines chancelleries européennes, dit-on, accordent plus facilement des visas d’entrée à l’espace Schengen à tout demandeur marocain qui se proclame comme Chrétien “persécuté”, alors que ce précieux sésame est du domaine de l’utopie pour le citoyen lambda. Toutefois, une précision s’impose. Comme le reconnaît le pasteur Jean Luc Blanc, qui ne nie pas l’existence de l’évangélisme, aucun des missionnaires et aucune “secte” n’opèrent sous la houlette de “l’Eglise Evangélique au Maroc”, ou de “l’Eglise Anglicane”, les deux Eglises protestantes historiques du pays. S’ils existent, confie-t-il, ils sont commandités par des organismes avec lesquels nos Églises n’entretiennent pas de relation et ne se connaissent souvent même pas. “Ce ne sont pas non plus les Églises qui leur délivrent des titres de séjour”, précise-t-il. Quels que soient les plans qui se trament en coulisse, les églises évangéliques fédérées ne peuvent en aucun cas être considérées comme des sectes. Loin s’en faut. Leur rôle étant d’accueillir et d’accompagner dans leur quête spirituelle les Chrétiens Protestants vivant au Maroc et de leur offrir un lieu de prière. Ce sont les autres, ceux qui travaillent dans la clandestinité, comme les intégristes de chez nous, qui dérangent les pouvoirs publics ainsi que la classe politique et suscitent la controverse. Constituent-ils pour autant une menace pour le pays et sa religion ? Le pasteur Jean Luc Blanc de l’Eglise Evangélique au Maroc ne le pense pas. “C’est une petite minorité qui ne représente qu’elle-même”, répond-il en substance aux questions de LGM (lire entretien). En attendant, dans les prêches du vendredi, on crie toujours au danger que peuvent constituer ces évangélistes venus d’ailleurs. Ce sont ces nouveaux soldats que l’Eglise expédie régulièrement pour nous évangéliser qui montrent que le phénomène est bien là. Une nouvelle donne qui, selon des spécialistes, prend souvent une tournure résolument sectaire. Source : http://www.chleuhs.com/news/article-88.htmlConversion des Marocains au Christianisme !! En ce moment sur les Forums
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