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• Acceuil Ne les oublions pas21 décembre 2004 - Lu 1676 fois - Par : Canneberge 6h00, la route qui mène à Ifrane. Installée confortablement dans la voiture, je contemplais la région, une beauté indescriptible, l’allée est décorée de feuilles, des arbres géants des deux cotes de la route, de braves hommes éveillés pour travailler sans doute...tout a coup j’aperçois une petite créature avec un cartable au dos, les mains enfouies dans les poches, la tête non couverte, les joues rouges, c’est un petit garçon, qui va traverser des kilomètres pour se rendre a l’école, à la recherche du savoir et de la connaissance, une larme froide caresse ma joue, moi, Sarah, comme plusieurs autres personnes qui se rendent à Ifrane, assise tranquillement dans un siège au chaud, cependant que lui, petit enfant assouvi du désir de savoir, est obligé de parcourir de longues distances pour atteindre son objectif, à 6h du matin déjà en route, pour qu’il puisse arriver à l’heure. J’essuie mes larmes et je m’arrête. Je m’arrête pour ne plus ressentir ce sentiment d’égoïsme, pour proposer à ce petit de le raccompagner, je lui dis : azul, j’essaie de jouer celle qui maîtrise le tamazight mais j’échoue vite car il me lance une phrase que je ne peux comprendre. Je lui demande ainsi s’il parlait l’arabe. Il hoche sa tête pour confirmer que oui. Je lui propose ensuite de l’emmener à son école mais il refuse en disant qu’il préfère marcher et que si je l’emmène en voiture il risque d’arriver tôt et il ne retrouvera pas ses amis. Donc, il me sourit et il part. Je remonte dans la voiture et on part nous aussi. Toujours les yeux fixés sur la région. Cette fois ci j’aperçois autre chose, totalement différente, une petite fille habillée d’un pantalon et une jupe en même temps, un foulard sur la tête et au tour du cou, qui détient du bois entre ses petites mains, et derrière, une autre plus jeune qui court souriante avec du linge mouillée entre les mains, cette fois je ne peux rien proposer à ces fillettes... Durant tout le trajet, je ne faisais que réfléchir à la situation des personnes qui habitent des endroits semblables. Je pense au petit garçon qui, lui, doit s’estimer heureux par rapport aux filles. Lui au moins il pouvait être scolarisé. En outre, les filles sont faites pour faire le ménage, amasser du bois, cuisiner....et autre. Sans oublier que c’est dangereux pour elles d’aller à l’école, car justement l’école est loin, toujours loin du domicile. J’ai repensé à mon enfance, au moment du réveil matinal pour se rendre à l’école. Je paressais dans mon lit douillet, je mangeais, je souriais, il y avait toujours une personne libre pour me conduire à mon école. Si chacun de nous fait semblant de ne rien voir à des situations pareilles, si chacun de nous ferme les yeux face à des choses pareilles, que deviendra-t-on ? Il faut agir. Moi même je ne fais que parler. Il faut agir en créant des associations, en aidant ces filles à apprendre à lire et à écrire, et en rendant l’école accessible. Si seulement chacun de nous qui a réussi dans sa vie pouvait revenir à sa région natale ou même pas, juste une région telle que celle là. S’il pouvait s’y rendre et essayer d’y effectuer une chose avantageuse et bénéfique, les enfants vont pouvoir étudier, l’analphabétisme diminuera, le Maroc de demain sera mieux certainement. Il suffit juste d’y croire et agir. En ce moment sur les Forums
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