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• Acceuil La hchouma26 octobre 2006 - Lu 3083 fois - Par : Abdou Dans sa parution du 14 Mai 2004, messieurs DE Telquel, les neo aristocrates cossus, on ne sait pour quelle raison obscure, ont fustigé la hchouma. Je ne prétends en aucun cas compter parmi les meilleurs citoyens, mais je ne peux m’empêcher de leur répondre : Telquel (pro ?) et la hchouma marocaine. Messieurs De Telquel ! Vous aviez soulevé dans l’une de vos parutions la question de la hchouma au Maroc. Que voulez-vous dire, en employant le conditionnel, par : « Il ne viendrait à l’idée de personne de remettre en cause le haram religieux. » ? Cette allégation pousse vos lecteurs assidus et aveuglés par la qualité de votre prose, ceux que vous manipulez à votre guise, à en déduire que, dans un avenir proche, le haram religieux sera effectivement mis en cause. Si le lecteur n’y pense pas encore, en insérant "du moins pas encore ou pas en public" avec une subtilité satanique, vous titillez son imagination pour lui ouvrir ou lui fermer les yeux ; tout dépend de quel coté de la barrière il se trouve. Ainsi, les esprits obtus vont conclure ceci : votre souhait inavoué et le plus cher, réside en l’abolition pure et simple du hallal en remettant en cause le haram. Alors nos jeunes adolescents pliés sous le poids le l’indigence, de l’ignorance et de la drogue, vont s’insurger intérieurement. Alors, ils seront une proie facile pour ceux qui sèment la terreur au nom de l’Islam. Leur recrutement pour aller se faire exploser, pour aller au jihad sans assimiler la signification exacte de ce terme, sera des plus aisés. Et on s’étonne de la recrudescence des intégristes ou des islamistes (ce terme qui n’a aucun sens vous est si cher, à vous ainsi qu’aux occidentaux qui vous dicte la marche à suivre). Grâce à vos articles provocateurs, torchés par des gratte-papiers irresponsables, les fameux "amirs recruteurs" qui, bien souvent nous viennent des pays "démocratiques", n’auront pas de peine à endoctriner parmi les plus fragiles (pour reprendre votre terme), ceux qui se feront volontiers exploser pour ce qu’il considère la "bonne" cause ou le jihad. Par votre faute, les faibles d’esprit et les plus faibles, trillés sur le volet par les diaboliques racoleurs, deviennent des bombes ambulantes. Ils tuent des innocents laissant derrière eux des parents éplorés, des veuves et des orphelins. Le monde civilisé en est outré ! N’écrivez pas n’importe quoi ! En soulevant la question de remettre en cause le haram religieux, et celle de dénigrer la hchouma, vous semblez insinuer, que dans un avenir proche, tout un chacun pourra quand bon lui semble, ignorer les préceptes humains et religieux. Il pourra impunément dire n’importe quoi et n’importe comment, dans n’importe quel lieu, sans aucun respect. Est-ce que vous saisissez les retombées néfastes sur les mentalités de notre jeunesse qui se retrouve égarée par la multitude de textes et de commentaires subversifs ciblés ? Toute cette prose, savamment sophistiquée, encourage le lecteur inconscient, ainsi que le lecteur désorienté par les bombardements répétés d’une certaine presse mal intentionnée ou à la solde des ennemis de l’Islam, ( la votre par exemple ), à remettre en cause les principes fondamentaux qui régissent notre société. Cette société marocaine arabe et musulmane, ne vous en déplaise, s’était bien portée du temps où le monde entier parlait arabe. Cette société, (dont Ibnou Sina, Ibnou Rohd, Arrazi, Ibnou Roumi), pour ne citer que ceux-la, et il y en a tant d’autres, grâce à son haram religieux et à sa hchouma, cette société donc qui a tant donné à l’humanité entière, se voit bafouée par des illuminés (vous) à la solde des illuminatis. Vous vous insurgez contre la hchouma. Votre position, qui vous est, d’abord suggérée, puis dictée et enfin imposée par les mauvais occidentaux, fait partie de celles qui sont cautionnées par certaines entités. Ces dites entités combattent les concepts humains, moraux ou religieux. Ces préceptes, dont la hchouma, restent et resteront les fondements solides d’une civilisation vieille de plus de mille quatre cent ans. Ces fameuses entités, grâce à un travail de sape soutenu, veulent ôter, aux hommes et surtout aux femmes dignes de ce nom, ce qui les différencie des bipèdes vivant dans la bestialité : la dignité humaine. Pour arriver à leur fin, tous leurs efforts tendront à supprimer les principes et certaines lois spirituelles bénéfiques aux humains, et en particulier aux marocains (puisque votre revue s’adresse à eux). Ces belles qualités, qui les dérangent à plus d’un titre, avaient connu leur apogée au moment où, en reprenant les termes d’un écrivain européen, le monde entier parlait arabe. Ils renforcent les liens ancestraux qui tissent un milieu marocain arabe et musulman, dont les preuves, palpables et inébranlables, se trouvent toujours ancrées en Andalousie, au Portugal, en Bosnie, dans le monde arabe et dans bien d’autres contrées. N’écrivez pas n’importe quoi ! Si ces manipulateurs, à la solde des entités précitées, n’arrivent pas à leur fin, ils n’en seront pas pour autant découragés. Pour ne pas attirer l’attention, et au risque de mettre la populace sur ses gardes, ils s’escrimeront, avant de suggérer le bannissement pur et simple de ces principes, à y insérer des ambiguïtés. La perte, partielle ou totale de ces lois fondamentales et spirituelles, provoquera un dangereux contre coup : l’affaiblissement de la foi des hommes (chrétienne, juive et musulmane). Ce qui sera inéluctable, étant donné que les hommes d’église, de synagogue ou de mosquée, pour ne parler que des religions monothéistes, ne seront plus capables de convaincre, ni même de donner une quelconque explication, car ils seront débordés. Si certaines lacunes apparaissent dans leur machiavélique entreprise, ils (les manipulateurs) les combleront en inoculant dans les esprits des hommes, de nouvelles pensées matérialistes et des appréciations mathématiques dénuées de tout haram et de toute hchouma. Ils s’attaqueront aux sacro saintes lois qui régissent le bon comportement des membres du Foyer. L’impact de la famille sur le citoyen sera réduit à néant. Ainsi son pouvoir éducatif n’aura plus l’effet escompté sur les générations à venir. En conséquence, toute émergence de personnalités indépendantes sera étouffée dans l’œuf. D’où, les hommes et les femmes ne seront plus, à leur insu, que des serfs qui composent un peuple réduit à l’esclavage : un esclavage moderne. Les hommes et les femmes, les gouvernements et les pays seront à leur merci. Ils seront guidés comme des bêtes de somme exécutant, sans aucun état d’âme, l’ordre le plus abject. Messieurs De Telquel. N’écrivez pas n’importe quoi ! Messieurs De Telquel, vous êtes l’un des instruments extrêmement zélés de ces machiavéliques entités aux mille loges. Contrairement à vos allégations, Hchouma n’est en aucun cas, ne vous déplaise, un mélange de..., de..., et de..., mais plutôt, un principe de base. Le dit principe, différencie l’être humain qui pense, de l’animal qui est guidé, soi par son instinct soi par son propriétaire. Hchouma ! La traduction littéraire de ce mot existe dans le langage européen : honte, shame, verguensa, etc. Cependant, ce terme au Maroc, prend une signification beaucoup plus profonde. Il inclut le respect de soi-même et le respect des autres. Il nous invite à ne jamais empiéter sur la ligne de démarcation qui délimite les frontières invisibles des libertés individuelles. Contrairement à vos allégations, Hchouma n’est en aucun cas effrayante, hchouma ne veut en aucun cas dire crainte ; Hchouma n’est pas un mélange confus, mais une honte imprégnée de pudeur, de respect de soi, de respect envers celui qui, par son rang social, par son âge ou tout simplement par son statut d’être humain, a droit à certains égards. Hchouma agit comme un parapet, en s’insurgeant contre certains écarts ; ces dits écarts qui minent et rongent notre jeunesse comme un vers dans une belle pomme. Prenons par exemple une administration, Hchouma vous enseigne à y respecter sans distinction de grade, le chaouch, le simple fonctionnaire, le chef de service, le secrétaire général, le chef de cabinet et enfin le ministre ; ce sont tous, avant tout, des êtres humains. Dans votre article, vous vous appuyez sur les avis de personnes qui n’ont aucun lien avec le milieu marocain, et qui sont à des années lumière de notre culture. Ce sont des occidentaux ou des marocains occidentalisés qui, sans aucune hchouma, se permettent de dénigrer quelque chose qu’ils ne peuvent palper. Les éminents professeurs de la Karaouîne ou des medersas du Sud marocain, n’ont pas été sollicités par votre feuille de choux. Oui, vous allez rétorquer que leurs avis ne peuvent en aucun cas se hisser à la hauteur du niveau de votre revue, et par conséquent, ne sont pas dignes de figurer parmi les lignes de votre prose. Messieurs De Telquel, vous vous imaginez, à tord, beaucoup plus forts que ces professeurs ; forcément, vous voulez faire plaisir aux Européens : vous parlez le français, vous écrivez le français et vous pensez comme le Français. Vous avez fait comme le corbeau qui voulait imiter la marche gracieuse du pigeon. Il n’y est pas arrivé. Ce n’est pas si grave quand on n’arrive pas à apprendre telle ou telle chose, mais le malheur de ce pauvre oiseau réside qu’il a oublié sa propre marche. Je vous laisse le soin d’y méditer....... Vous semblez dire à vos malheureux lecteurs que, pour une vraie émancipation, nos filles et nos femmes doivent sortir de leur coquille. Pour ce faire, vous leur conseillez de se promener partout, à moitié nues, ou habillées de telle sorte que les rondeurs de leur corps soient mises en valeur. Puis, pour corser la chose et, afin d’étayer vos dires par l’image, vous ne trouvez rien de mieux qu’une fille au nombril dénudé, le doigt de la main à quelques centimètres du bas ventre : la pose superbe et significative de la respectueuse des quartiers chauds, exposant ses atouts charnels et faisant les yeux doux afin de racoler le client réticent. Quel message ? Quel message prétendez-vous adresser à la femme marocaine et à ceux ou celles, qui ne trouvent pas encore au début de leur chemin dans les dangereux dédales de la turbulente vie moderne, et plus particulièrement citadine dans la grande métropole : Casablanca ? Tant que la hchouma, cette loi invisible, qui vous dérange et qui dérange vos mécènes, régnait en maîtresse absolue, on pouvait parler d’éducation et d’enseignement des enfants. De nos jours, à cause de vous et de vos pourvoyeurs, elle commence à perdre de sa puissance, je vous le concède. Cependant, cela se passe au sein de votre cercle vicieux. Et vous osez dire que qu’il y a plus d’éducation, alors que c’est le contraire qui se produit. On assiste à de déplorables agissements des enfants envers eux-mêmes, envers leurs camarades, envers leurs parents et envers les adultes : est-ce de l’éducation ? Par manque de hchouma, ne voit-on pas maintenant, la jeune fille se promener devant ses parents, presque à poil ? Est-ce de l’éducation ? (Pour vous, c’est de l’émancipation). Par manque de hchouma ne voit-on pas maintenant la progéniture, manquer de respect à son géniteur et à sa génitrice ? (Dans votre langage, il n’est plus question du papa et de la maman). Par manque de hchouma, cette progéniture pour laquelle ils se sont donné tant de mal, va même jusqu’à les engueuler et les tabasser ou les faire incarcérer et les traîner en justice ! Est-ce de l’éducation ? En Europe, les filles et les garçons n’ont aucun respect pour leurs parents. Ils ramènent leur copain ou copine pour coucher ensemble, au vu et au su de leurs parents, et même des fois passer la nuit dans la chambre à coucher des parents. En Amérique les enfants blessent et tuent leurs camarades et leurs instituteurs à coups de revolvers. Qui d’entre nous, il y a une trentaine d’années, étant gamin, osait insulter ses parents ou un adulte dans la rue, en les traitant de tous les adjectifs abjects ? Il y a quelques années, quel petit gosse pouvait se permettre d’engueuler sa mère et jeter des pierres sur son père ? Il y a quelques années, quelle jeune fille, au nombril et aux cuisses dénudés, aux rondeurs outrageusement mises en évidence dans des tricots de corps et des pantalons beaucoup trop serrés, pouvait se permettre de s’exhiber, sans aucune pudeur dans la rue, devant ses parents et encore moins devant le père ? Messieurs de Telquel ! Soyez objectifs ! De nos jours, cela existe et vous ne pourrez le nier. A cause de vous, les jeunes Marocains et Marocaines sont en train de prendre cette tangente ! En dénigrant la hchouma, entre autres, vous donnez à l’enfant, au garçon, à la jeune fille et à la femme, tous les moyens pour se hisser non pas au niveau, mais au-dessus de leurs aînés et de leurs parents, tout en tombant bien bas. Parce qu’il n’y a plus de hchouma, l’enfant a le droit de traîner ses parents devant la justice pour une pacotille. La raison : on fait tout pour ôter au mot hchouma son vrai sens. Messieurs De Telquel, la mission du journalisme est l’un des plus nobles métiers. Mais vous ne semblez pas vouloir œuvrer en l’honorant comme il se doit. La lecture des livres, des journaux, des revues et des tous les écrits doit normalement éduquer, enseigner et aider les citoyens à prétendre à une vie meilleure et décente dans le début de ce turbulent millénaire. Vos articles ont un caractère plus mercantile que social car, monsieur tout le monde objectif, ne peut qu’enregistrer, le coté purement commercial. Vos écrits, messieurs De Telquel, foulent du pied les vraies valeurs sociales et humaines : celles qui entretiennent les bonnes relations d’une existence harmonieuse entre les êtres humains sur notre bonne vieille Terre. La plupart des vrais Marocains, ceux qui veulent donner quelque chose de bon à leur pays, comprennent ce que veut dire hchouma, et je suis fier d’en faire partie. La Hchouma ne m’a pas déstabilisé. Pourtant je suis nul en arabe. J’ai suivi mes études d’abord dans l’école, puis au collège et enfin au lycée de la mission française. Mes six enfants, que j’ai élevés dans la hchouma, et que la Hchouma n’a pas déstabilisés, sont : Est-ce parce que nous nous modernisons, que nous sommes tenus de bannir de notre vue quotidienne, la hchouma. Elle vit avec nous et elle est toujours en nous. Nous avons confiance en nous, nous ne nous méfions pas de l’autre sexe que nous vénérons (trois de mes enfants sont des heureux papas). La timidité n’a rien à voir avec la hchouma : lors de la fête de l’aïd seghir, des français fraîchement débarqués, venus manger du couscous chez moi, ont été agréablement surpris par la spontanéité et l’ardeur avec lesquelles nous défendions nos avis sur telle ou telle question, sans complexe ni timidité. Nous n’avions été intimidés, ni par leurs regards, ni par leurs jugements, ni par leurs réflexions. Nous sommes pour l’innovation, le changement et la singularité. Nous sommes sans conteste pour la modernité, car celui qui n’avance pas.... recule, tout en restant fidèles à nos principes fondamentaux (la hchouma entre autres), Vous ciblez les femmes. Parce que vous les classez dans le sexe "dit" faible. Et bien, parlons-en, des femmes ! Khadija la mère des mouminines, Shaïmaâ, Indira Ghandi, Marie Curie, Tacher, Benazir Botu, les reines d’Angleterre, la reine Fabiola, les épouses des présidents américains, et tant d’autres, que je ne peux malheureusement citer dans ces quelques lignes, ne sont pas aussi faibles que vous le prétendez. Elles ne se sont jamais baladées dans des tenues plus qu’osées, Ces tenues sont, pour messieurs De Telquel, des gages de liberté, d’émancipation, de modernisme, de confiance en soi ! Messieurs De Telquel, n’écrivez pas n’importe quoi ! Et les occidentaux eux-mêmes vivent dans une certaine forme de hchouma. Messieurs De Telquel, prenez-en de la graine. La chanson populaire suivante, qui s’adresse particulièrement à la jeune fille française, le stipule : En illustrant votre magazine par une photo de femmes au dos nu dans un hammam dans les villes, vous épiloguez sur le mot échappatoire. Comme si dans les petits patelins marocains il n’y a pas de hammams ! N’importe quoi ! Vous prétendez disséquer et analyser la hchouma. Vous vous êtes trompés ; vous n’avez rien compris à la hchouma parce que vous l’auscultez avec des yeux d’occidentaux ou de Marocains occidentalisés. Et de ce fait, ce n’est pas étonnant que vous la traitiez d’incompréhensible ou inintelligible. Je souhaite que vous êtes en train de remplir vos pages par ignorance, car autrement, vous faîtes sciemment le jeu des illuminatis. Donc messieurs De Telquel, ne parlez pas de choses qui vous dépassent ou que vous ne comprenez pas. Penchez-vous plutôt sur les innombrables problèmes qui minent notre jeunesse. Si vous les ignorez, monsieur tout le mode croira qu’on vous suggère d’éviter de traiter ces problèmes-la. Ils sont, par conséquent, la matière première de ces mécréants mécènes qui œuvrent dans le but de laisser notre merveilleux pays dans l’ignorance et à la traîne. Je préfère penser que vous ne faites le jeu de personne et que vous êtes plutôt inconscients. Vous imprimez pour remplir vos pages ! Vendre ou plutôt "forger", la plus grande quantité d’exemplaires de vos revues, est votre second objectif, alors pourquoi vous encombrer de hchouma ! Wa Salam ala mani ittabaâ el houda Abdou En ce moment sur les Forums
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