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• Acceuil Interview avec Hicham Lasri3 juillet 2006 - Lu 3855 fois - Par : Meriem Najeb Tout d’abord, nos JeunesduMaroc vous connaissent, je n’ai plus besoin de vous présenter. Alors je passe tout de suite aux questions : JDM : Aujourd’hui vous êtes un jeune scénariste et réalisateur de talent, comment avez-vous choisi cette carrière ? Hicham Lasri : Pour ma propre légende - devenir une icône de la pop culture est un des moteurs du cinéma comme moyens d’expression - j’ai eu une formation de juriste. A la fin de j’ai réalisé que la sémantique juridique n’est pas une langue pour moi.
Après, il y a quelques rencontres déterminantes pour moi. L’apprentissage de l’écriture de scénario à travers le soutien de Vincent Mellili sous le regard de Hassan Leghzouli et de Emmanuel Sardou, puis la rencontre avec Omar Chraïbi, puis la rencontre la plus déterminante avec mon producteur en la personne de Nabil Ayouch. La première personne qui a cru en moi en tant que réalisateur. Il a produit tous mes courts-métrages, mes spots, mes films, mon clip, mes travaux de commande...
JDM : Vous avez débuté avec le lancement de plusieurs courts-métrages qui ont eu de grands succès lors de compétitions nationales et arabes, bientôt nous aurons droit à l’avant première de « Jardin des rides », pouvez-vous nous en parler ? Hicham Lasri : Jardin des rides est le dernier court-métrage que j’ai écrit et réalisé. C’est la suite logique du reste de mon travail. Il correspond à des bouleversements de ma vie. Mon passage de l’état d’un adolescent attardé, un Geek qui se nourrit de pop-corn et de comics et sa ballade en caleçon dans l’appartement de sa mère, à celui « d’adolescent » qui endosse des responsabilités autre que tirer la châsse d’eau après le passage dans les toilettes. Mes films sont nourris de ma vie et de plus en plus. Et Jardin Des Rides est mon film le moins pudique. Celui où je ne cache rien. J’assume mes émotions, je brandis mon moi profond là où pour la plupart, la mise en scène peut n’être qu’une parade de virtuosité de texte ou de caméra. JDM : L’os de fer, c’est le titre de votre prochain long-métrage, où en êtes-vous en ce moment ? Hicham Lasri : Le tournage de L’Os de Fer est pour début Août, cela fait quelques mois que je travaille sur le texte que j’ai écrit il y a trois ans, j’en suis à le version 7 ou 8, la dixième sera celle du tournage. Je planche sur l’adaptation des dialogues, les repérages, parmi les comédiens, on a Houda Rihani ma comédienne fétiche, Mohammed Aouragh un jeune comédien qui fera parler de lui, Motstapha Houari, Mohammed Badida, Sofia Chaoui, Najia Fettah et une partie de la scène musicale jeune marocaine. Je vais travailler avec mon directeur de la photo Joël David, ce sera notre 4e collaboration ainsi que Simo Meziane qui a exécuté la production de Jardin Des Rides. JDM : Ali N’ Productions a lancé une campagne de sensibilisation contre le piratage dont vous avez été réalisateur (du spot). Que pensez-vous du phénomène de piratage au Maroc ? Quelles sont les pertes subies par nos artistes marocains en général ? Et comment peut-on y radier ?
Hicham Lasri : Le spot anti-piratage « Une histoire vraie » que j’ai écrit et réalisé participe à la volonté de valoriser notre identité en valorisant nos artistes, nos créateurs en sensibilisant la population sur les dangers du piratage. Des gens travaillent sur des oeuvres dont la commercialisation assure des revenus aux créateurs qui leur permettent de récidiver en enrichissant notre vie d’oeuvres artistique. Dévier la plus grande partie de ces revenus en choisissant la facilité du piratage c’est tuer la poule. Personne n’aura d’omelette après... Notre devoir est de crier partout que le piratage est un crime...
Merci à Madame Meriem Najeb et au staff de jeunes du Maroc pour leur soutien... En ce moment sur les Forums
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