Des milliers de manifestants défilent le 3 juillet 2011 à Casablanca
Des manifestations dans les principales villes du Maroc ont exigé dimanche plus de réformes politiques, en dépit de l’approbation de la nouvelle constitution.
Des cortèges et des rassemblements ont eu lieu notamment à Rabat, Casablanca et Tanger, à l’appel du Mouvement du 20 février.
Aucune estimation de source policière ou des organisateurs n’étaient disponible dimanche soir sur le nombre des manifestants, mais selon des journalistes sur place, cette mobilisation a rassemblé plusieurs milliers de personnes.
Selon ces journalistes, des membres du Parti Al Adl Wa Ihssan ont participé à ces démonstrations.
A Casablanca, un important dispositif policier a encadré les protestataires, alors que des contre-manifestants ont lancé des pierres dans leur direction. Selon un journaliste de l’AFP, un militant a été blessé.
A Rabat, le défilé a parcouru dans le calme le boulevard Hassan II et Mohammed V, une grande artère qui mène au Parlement. Les manifestants scandaient "nous sommes là pour un meilleur avenir".
Tapant dans leurs mains levées vers le ciel, les protestataires réclamaient sur des banderoles "dignité, liberté et justice sociale". En tête des cortèges, on pouvait lire : Mamfakinch" ("nous ne lâcherons pas").
Les manifestants étaient également nombreux dans d’autres villes comme Tanger.
A Casablanca, un manifestant de 22 ans, Bilal Chihab, a assuré : "Je suis étudiant, je n’ai pas d’argent je fais des études dans des conditions difficiles et je veux que ma vie change. C’est pour ça que je manifeste aujourd’hui".
"Je suis ici pour protester contre la nouvelle constitution qui n’a rien changé et qui renforce encore plus les pouvoirs du roi", a déclaré Omar, un salarié du privé âgé d’une trentaine d’années.
Le Mouvement du 20 février comprend des jeunes de tendances politiques différentes : des jeunes "cyber-militants", pour la plupart indépendants, des gauchistes et des manifestant du Parti Mouvement Justice et bienfaisance.
Le Mouvement revendique des réformes pouvant conduire à l’établissement d’une monarchie parlementaire, en s’inspirant notamment du modèle espagnol, une plus grande justice sociale, et la fin de la corruption.
AFP









