Les récents évènements du 20 février, ces manifestations qui avaient pour revendication principale une réforme de la constitution et une démise de certaines prérogatives royales en faveur d’un gouvernement élu, sont en fait révélateurs d’une fracture sociale plus que flagrante. Dans un premier lieu, une fracture économique, où s’oppose, une jeunesse issue de la classe moyenne généralement instruite et très rompue à la manipulation des médias sociaux et d’Internet, à une autre jeunesse issue des quartiers pauvres moins instruite voir pas du tout et n’ayant qu’un accès très limité voir inexistant à Internet.
Bien entendu ici je ne parlerais que de la jeunesse marocaine, le seul indicateur tangible (certes pas le plus important) sur l’évolution du pays dans les vingt voir trente prochaines années.
Ici et comme dans tous les pays arabes, le principal levier de développement humain est sans aucun conteste, Internet.
Là où l’enseignement autant public que privé accuse un retard abyssal à tout points de vue, couplé d’une complète inadéquation aux réalités du monde actuel, Internet prend la relève et devient le principal outil d’information, de connaissance, de divertissement et de communication.
Pour la petite histoire, le mouvement de "contestation" du 20 février prend ses racines d’Internet et plus particulièrement du média social qu’est facebook, lui-même plus dangereux que tous les espions présents dans le monde qu’ils lui soient hostiles ou non, bien qu’ayant des avantages aussi redoutables que ces inconvénients.
Ce n’est pas un appel à la censure que je fais ici, bien au contraire, c’est un manifeste à l’équilibre ; de la même façon que l’on ne peut supprimer l’expression négative d’un phénomène donné sans éliminer le phénomène en question, il convient tout simplement de faire en sorte que les avantages valent la peine de subir les inconvénients, encore faut-il trouver le bon équilibre.









