La Fondation ONA organise et à le plaisir de vous inviter aux rencontres philosophiques et littéraires suivantes :
1. Rencontre avec un écrivain : Réda Lamrini. Cette rencontre est l’occasion de découvrir l’œuvre de Réda Lamrini, en particulier sa trilogie La Saga des puissants qui comporte : Les puissants de Casablanca (1999), Les Rapaces de Casablanca (2000) et le Temps des impunis (2004).
En collaboration avec la Coordination des Chercheurs sur les Littératures Maghrébines et Comparées
Sa formation d’ingénieur en informatique et son exercice dans les cadres de la diplomatie puis de l’économie, en sa qualité de président de la Fédération Nationale des Associations de Microcrédit, ne l’ont pas éloigné de la littérature, ni de son environnement social et politique. Il a à son actif des essais qui témoignent de notre époque et de sa grande préoccupation par les problèmes de son pays : « Le Maroc de nos enfants », « Y a-t-il un avenir au Maroc, me demanda Yasmina ? », « L’Université marocaine autrement… »
Présentée par : Abdellah Hammouti
Date : Vendredi 12 décembre 2008
Heure : 19h
Lieu : Salle Qantara, Villa des Arts de Rabat
2. Café littéraire avec Dr. Najat ZARROUK autour de son ouvrage autour de son ouvrage « Commerce & Développement : Du GATT à l’OMC ».
Animateur : Prof. Mohamed Zakaria ABOUEDDAHAB (Faculté de Droit, Rabat Agdal).
Native d’El Jadida, Najat ZARROUK est Docteur D’Etat en Droit Public (Option Relations Internationales). Elle est aussi diplômée de l’Ecole Nationale d’Administration Publique de Rabat (Cycle Supérieur) et de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Haut fonctionnaire au Ministère de l’Intérieur ; elle occupe, aujourd’hui, le poste de Directrice de la Formation des Cadres Administratifs et Techniques. Dr. N. ZARROUK est auteur d’importantes contributions scientifiques et enseignante vacataire auprès de plusieurs établissements de l’enseignement supérieur au Maroc.
Répondant à une question d’extrême actualité, l’ouvrage de Dr. N. ZARROUK, ²Commerce & Développement : Du GATT à l’OMC², ressuscite, en profondeur, le débat autour du rôle du commerce international comme levier de développement, que ce soit sur le plan multilatéral, régional ou sectoriel. Ce faisant, l’auteur a mené une analyse, à la fois historique et radioscopique, des différentes périodes d’édification, de revirement ou de remise en cause du « traitement préférentiel en matière de commerce international » : D’abord, de la Conférence de Bandoeng (1955) marquant la naissance du Tiers-monde, jusqu’à la fin du Tokyo Round (1979), où le traitement préférentiel octroyé aux pays en développement aura vécu son âge d’or. Ensuite, si le GATT a réussi, certes, à ouvrir quelques brèches au niveau du temple du libre-échange, il s’avère, en revanche, qu’après plusieurs décennies d’application, et si l’on excepte le succès mitigé d’une poignée de pays nouvellement industrialisés ou émergent, le traitement préférentiel en matière de commerce international, n’a pas réussi à sortir la plupart des pays du Sud de leur situation de moindre développement.
Par ailleurs, selon l’auteur, la nouvelle ère mondiale, marquée non seulement par la mondialisation, la libération, la naissance de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et l’intégration régionale, mais surtout par l’éclatement et l’hétérogénéité du Tiers-monde, sonne le glas du traitement de faveur auquel pouvaient prétendre les pays en développement en tant que bloc monolithique et solidaire. Ceci est particulièrement vrai si l’on sait que depuis pratiquement l’Uruguay Round, c’est un traitement préférentiel, d’un genre nouveau, qui s’opère en matière de commerce international : de moins en moins favorable pour les pays développés qui affichent des performances commerciales et de plus en plus favorable uniquement pour les pays les moins avancés (PMA) dont le plus grand nombre se situe en Afrique.
Dans cet ordre d’idée, une analyse substantielle est accordée par Dr. N. ZARROUK au Cycle de Doha lancé depuis 2001, qui est, en soi, dédié au « développement », dans l’espoir de réajuster les acquis de l’Uruguay Round, en montrant, si besoin est, que l’échange inégal a encore de beaux jours devant lui, au détriment des pays du Sud, et que l’équation « commerce-développement » reste, aujourd’hui plus que jamais, difficile à résoudre.
Date : Vendredi 18 Décembre 2008
Heure : 18h30
Lieu : Salle Qantara, Villa des Arts de Rabat







