La Bibliothèque de l’Institut Cervantès de Casablanca accueillera, jeudi 23 octobre, à 19h, la présentation de l’anthologie d’Octavio Paz, Haitu Tatalacha al Huddud, traduite récemment à l’arabe par l’hispaniste Abderrahmane Laouina.

Haitu Tatalacha al Huddud est une anthologie bilingue qui aspire à synthétiser l’œuvre poétique et le voyage esthétique d’Octavio Paz et essaye de faire connaître au lecteur arabe ce qui serait l’essence de la lyrique hispano-américaine.
Octavio Paz est l’une des voix poétiques qui ont marqué son époque, tant en Amérique latine et en l’Espagne, comme dans le reste du monde. Parce que sa voix est avant tout universelle et multidisciplinaire. Ses essais ont étudié comme personne ne l’a fait avant lui la culture latino-americain et a élevé certaines parcelles de la tradition mexicaine contemporaine au rang de la grande culture.
Il commence à écrire poésie à un âge précoce et fonde la revue Cahiers de la Vallée du Mexique. En 1981, obtient le Prix Cervantès et en 1990 le Prix Nobel. Parmi ses œuvres les plus remarquables on peut citer ; le labyrinthe de la solitude (1950) et Claude Levi- Strauss ou le nouveau festin d’Esopo (1967) et Libertad bajo palabra (la Liberté sur parole) (1958) Árbol adentro (l’Arbre parle (1987))
Sa poésie émane de l’esprit qui a forgé sa pensée. Puis qu’il converge dans la poésie toute sa pensée syncrétique qui est la conséquence d’une interaction profonde entre la littérature, philosophie et les savoirs culturels latino-américains.
Le Prix Nobel mexicain n’est pas distingué seulement par l’abondance et la qualité de son œuvre, mais par l’autorité de sa pensée et essentiellement par le courage avec lequel il a toujours défendu la liberté et la dignité humaine.
Le livre sera présenté par le traducteur Abderrahmne Laouina et l’hispaniste Mostafa Uzir.






