Belle : c’est ce qu’un adjectif ne peut définir et c’est ce que mon coeur est incapable de franchir.
Comme beaucoup de poètes disent l’amour fait des merveilles.
Ce qu’il y avait de plus beau au monde c’était ses yeux ; c’était mon dernier espoir, de grandes boules de neiges qui ne mentaient guère, deux étoiles que le destin ôta de la nuit. Parfois j’avais l’impression que c’étaient les seuls éléments qui lui ressemblaient le plus, ils masquaient une mélancolie, un désir charnel et une profondeur absurde. Elle avait un corps d’un attrait différent mais qui lui était complice.
Déjà face à son orgueil particulier et son obstination enfantine mes bras ont refusé de ramer.
Des fois j’inventais des histoires pour pouvoir toucher ses mains ; des mains très minces des doigts, très fines et blanches comme la mousse, j’ai beaucoup caché l’envie de les embrasser sous prétexte de fierté. Apparemment il était doté d’un grain de beauté qui se situait au-dessus du menton où la beauté dans toute sa splendeur se résumait ainsi. Je pouvais résister à toutes les menaces qui existaient sur terre mais pas à l’avalanche de sa beauté, quand je me mettais devant elle mon corps se déchiquetait et mon coeur se serrait en précipitant sa cadence, comme s’il lui murmurait son secours, comme s’il voulait dire ce que langue l’a empêché de dire, la vertu et l’arrogance m’avaient privé l’expression.
J’aurai aimé trouver des mots plus puissants que le silence dans l’espoir de les utiliser.
J’avais Seulement des doigts qui tenaient ma parole et qui ne pouvaient pas quêter cet amour.
En me cavalant sur mon piano pour lui confier mes passions, il me répondît que si son clavier s’incarnait en elle, il devrait fondre sous la chaleur de mon doigté amoureux.










