La politique donne à l’individu le choix de s’insérer dans des groupes de pression pour faire des représentations auprès de l’Etat sous forme de syndicats, d’organismes patronaux, de groupes nationalistes et de partis politiques.
Donc, on se pose la question suivante : Pourquoi dans notre société marocaine dont plus de 70% de population a moins de 25 ans, les jeunes ne rejoignent-ils pas les partis politiques ? Où sont les jeunes ? Quelles sont les raisons de leur désengagement ?
Auparavant, faire de la politique signifiait « arrestation, torture et prison ». Cela explique la peur des jeunes de la politique.
Par ailleurs, les jeunes pensent que les modes d’organisation des partis fonctionnent selon un système qui ne permet pas l’ouverture, le recrutement et le renouvellement et que la structure des partis ne laisse pas de place pour eux.
Aussi, le fort taux du chômage et l’instabilité économique créent un climat social tel que les jeunes sont beaucoup plus préoccupés par la recherche d’un emploi et l’amélioration de leur situation matérielle que par l’adhésion à un parti politique.
D’un autre côté, les formations politiques ont souvent une image d’institutions inefficaces qui cultivent l’art du discours au lieu d’agir pour améliorer les conditions de vie de la population. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de jeunes s’en détournent pour s’intéresser aux ONG. C’est aussi pour cette raison que de plus en plus de jeunes adhèrent aux mouvements islamistes dans les universités. Il faut savoir que ces groupements islamistes procurent aux étudiants certains avantages qu’il leur facilitent la vie estudiantine (des photocopies gratuites, conditions de transport avantageuses, organisation de séances de révisions collectives) et s’enquièrent de leurs besoins et tentent d’y répondre par des actes concrets, ce que ne font pas les autres formations politiques.
La question qui se pose maintenant est « qu’en pensent les politiciens ? »
Pour la plupart d’entre eux, les jeunes n’ont pas tous l’ambition de diriger un parti. Autrement dit, les jeunes refusent l’engagement politique et se placent en situation d’attentisme.
Par : Hanane El Goummati









