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Technologies de l’information : Le secteur expose ses doléances

mardi 31 août 2010 - Partager

Les axes de développement du secteur des TIC sont au nombre de cinq. Ils ont été exposés jeudi dernier par le président de la Fédération des professionnels des technologies de l’information (Apebi), Abdallah Deguig.

A travers ces axes, les professionnels souhaitent que le gouvernement se penche sur cinq chantiers jugés importants pour l’essor du secteur. Il s’agit de l’accès au marché, la réforme légale et administrative, l’accès aux financements et facteurs de compétitivité, la promotion du secteur et enfin la gouvernance de la mise en œuvre.

Concernant l’accès au marché, l’Abepi demande « une meilleure visibilité sur la commande publique », à travers la mise à disposition de plus de données sur les budgets alloués au projets IT, une meilleure information sur les délais de réalisation des projets et une plus grande visibilité sur les prévisions d’achat. « Ces facteurs cumulés contribueront à une meilleure préparation de l’offre des opérateurs et à apporter une réponse pertinente aux besoins exprimés » a souligné M.Dguig qui s’exprimait lors d’une rencontre jeudi dernier sur le thème « pour l’émergence d’une industrie TIC locale autour des projets e-gov ». Le président de l’Apebi a ajouté dans le même sens que « nous sommes aussi pour un encouragement de l’acte d’externalisation dans le cadre de grands projets (backbone, datacenter, aménagement numérique…) dans l’objectif de ‘‘rendre local’’ le savoir faire et attirer de plus en plus de grands acteurs dans le but de tisser des partenariats avec les opérateurs locaux et contribuer ainsi à la création de champions nationaux ».

L’Apebi estime par ailleurs que pour assurer un accompagnement des PME-TPE locales, il est nécessaire de mettre en place un « IT Small Business Act » avec pour objectif de faciliter à ces structures, l’accès aux marchés de l’Etat. Sur le plan administratif et légal, l’Apebi juge « contraignantes » les conditions d’exécution des marchés publics et trouve que certains règlements de consultations sont inadaptés « du fait que les textes restent standards et ne sont pas en phase avec toutes les spécificités du secteur IT ». Selon M.Deguig, la profession souhaite que Maroc Numeric soit l’occasion d’adapter la réglementation aux spécificités du secteur, notamment avec l’introduction d’un référentiel de textes réglementant les marchés publics.

« Nous proposons aussi l’élaboration de contrats-types par catégories de prestations (fourniture, applicatifs spécifiques, maintenance…) pour une gestion plus fluide des marchés » a ajouté le président de la fédération des professionnels des technologies de l’information. S’agissant de l’accès au financement, l’Apebi estime que les dispositifs actuels manquent d’efficacité. Et c’est ce qui explique, selon elle, le manque d’engouement des acteurs pour ces dispositifs. « L’accès aux financements est d’autant plus important qu’il influe sur les efforts de recherche et développement et contribue aussi à la création de facteurs de différentiation de l’industrie marocaine.

Le développement de l’offre est directement lié à l’importance accordée à la recherche-développement dans les entreprises » a affirmé M.Deguig, insistant sur la nécessaire articulation entre l’innovation, l’accès aux marchés et l’accès aux financements. Pour ce qui est de la promotion du secteur, la profession recommande, selon M.Deguig, de s’inscrire dans une approche marketing en communiquant davantage sur les succes story réalisées sur le marché local afin d’en faire des locomotives pour le développement du marché. Enfin, le dernier axe de croissance du secteur du TIC concerne la « gouvernance ». Là, l’Apebi préconise de faire participer davantage la profession aux processus de décision afin de communiquer plus régulièrement les préoccupations et problématiques des entreprises du secteur.

« Ceci aura pour conséquence une amélioration du contact entre les entreprises du secteur et l’administration par l’instauration d’un dialogue permanent permettant d’élargir le consensus par rapport aux enjeux TI à l’échelle nationale, assurer conjointement une veille technologique, stratégique et réglementaire diffuser les bonnes pratiques aussi bien dans le secteur public que privé » a conclu M.Deguig. Par Abdelwahed Rmiche | LE MATIN

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