Baisse de 4,4% de l’indice de production industrielle
Mines, énergie, automobile, textile, les plus touchés
Les effets de la crise internationale ont été ressentis dès le dernier trimestre 2008. Cela ressort clairement de l’évolution de l’indice de production des industries manufacturières, élaboré par le HCP. Cet indicateur a accusé une baisse de 4,4% au cours du 4e trimestre 2008 en comparaison avec la même période de l’année d’avant. Mis à part le tabac et les produits plastiques, toutes les autres branches de l’industrie manufacturière ont vu leur production régresser.
La métallurgie a chuté de 40,9 %, les industries du cuir, articles de voyage et chaussures ont baissé de 12,5% et les textiles et construction automobile ont reculé respectivement de 3,3 et 4,1%. La tendance baissière a aussi gagné les industries extractives et énergétiques. Selon le HCP, l’indice de la production minière a dégringolé de 9,1%. « C’est le résultat de la diminution conjuguée des industries extractives de 9,3% dont les phosphates (-30%) et des minerais de 1,1% », relève le HCP. Cependant, le raffinage du pétrole et la production de l’énergie électrique se sont inscrits respectivement en baisse de 4,7 et 1,9%. Derrière cette toile de fond, comment les opérateurs perçoivent cette conjoncture ? La réponse est apportée par le HCP lui-même dans son enquête trimestrielle publiée jeudi 12 mars sur son site web.
La baisse d’activité a été ressentie diversement par les opérateurs des secteurs manufacturiers. Lors du 4e trimestre 2008, 49% des entreprises ont déclaré un recul d’activité contre 32% qui disent avoir enregistré une hausse. La même tendance a été observée pour le secteur du BTP : 35% des entreprises enquêtées se prononcent pour une légère hausse, 17% pour une baisse et 48% déclarent une stabilité. Toutefois, cette situation n’a pas impacté l’emploi. Au contraire, relève l’enquête, des secteurs comme le BTP, les mines et l’énergie ont enregistré une tendance haussière de l’embauche alors que des activités de transformation ont dû connaître une stabilité. Mais dans l’ensemble, les marges des capacités non productives se sont situées entre 20 et 33%. Il n’empêche que la majorité des entreprises sondées déclare avoir réalisé des investissements en 2008. Dépenses consenties pour le renouvellement du matériel ou l’extension de l’activité. Seulement, des incertitudes pèsent sur les perspectives offertes pour le 1er trimestre 2009.
Si des hauts et des bas sont attendus par les opérateurs du BTP, les autres branches de l’industrie manufacturière et minière anticipent une stabilité sinon une baisse d’activité. La seule bonne nouvelle réside dans le maintien de l’emploi.
A. G.











