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Promotion Immobilière : Les grosses pointures

jeudi 19 février 2009 - Partager

Difficile de s’y retrouver dans la « jungle » des promoteurs immobiliers. D’autant plus que le secteur réputé porteur ne cesse d’attirer de nouveaux investisseurs. Hormis les grosses structures, nationales ou internationales, le secteur pullule de petites unités informelles et d’opérateurs occasionnels Addoha, Chaâbi Lil Iskane, Groupe Jamaï, Alliances Développement Immobilier… On ne compte plus les opérateurs qui exercent dans l’immobilier. Chaque jour, une nouvelle enseigne vient s’ajouter à la pléthore des promoteurs qui existent déjà sur le marché. « Il en pousse, chaque jour, comme des champignons. Le boom des dernières années attise la convoitise des investisseurs, petits ou grands, nationaux ou étrangers », remarque un des premiers acteurs du marché. Français, Emiratis, Espagnols sont présents à travers divers projets d’habitat. Du coup, il est difficile de s’y retrouver dans ce florilège d’opérateurs : Qui fait quoi ? Aussi bien du côté de la tutelle que de la fédération, la question reste d’ailleurs sans réponse.

Difficile aussi d’avoir des éléments d’informations sur la répartition des promoteurs par catégorie et segments d’activité. En revanche, une étude sectorielle réalisée par la BMCE Bank en novembre 2006 relève la dominance des opérateurs privés sur la promotion immobilière. Celle-ci précise, en effet, que les entreprises qui opèrent dans ce secteur sont majoritairement privées, de création récente et d’une taille modeste. Mais, en dépit du grand nombre d’intervenants, l’activité reste dominée par un petit nombre de sociétés bénéficiant d’une longue expérience dans le domaine. Près de 800 promoteurs immobiliers sont dénombrés, soit 11,4% de l’ensemble du secteur. A lui seul, le groupe Addoha (Douja Promotion) détient 15% de part de marché, dépassant de loin les opérateurs publics Al Omrane, né du regroupement de trois organismes publics (ANHI, Snec et Attacharouk) et la CGI, filiale du groupe CDG. Ces deux entreprises publiques marquent, certes, le secteur de leur empreinte, mais, comparées aux opérateurs privés, elles font pâle figure avec, chacune, 4% de part de marché. Le reste, 77%, est effectué par de petites entreprises non structurées. D’où l’autre constat de l’analyse de BMCE Bank : « La promotion immobilière reste anarchique et peu développée » avec une forte présence de promoteurs occasionnels.

L’informel, de l’avis général, reste encore très répandu mais difficilement quantifiable. D’autant plus, que comme le souligne une étude du ministère, le secteur immobilier marocain est ainsi fait, que le formel et l’informel sont intimement liés et imbriqués l’un dans l’autre qu’il est difficile de délimiter des frontières entre les deux modes.

Khadija EL HASSANI

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