À cet effet, elles multiplient les collaborations proactives avec les connaisseurs du domaine. Dans ce cadre, le conseil de la ville a signé, vendredi dernier, une convention de partenariat avec le Technopark. « Promouvoir les technologies de l’information et de la communication (TIC) », tel est le principal objectif de ce partenariat. Cette signature permettra à la ville de suivre l’évolution des nouvelles technologies de l’information. Concrètement, l’opération approuvera le renouvellement de l’équipement informatique des services administratifs dans l’ensemble des organismes publics de Casablanca. Les deux parties signataires soulignent que cette convention permettra la hausse de la productivité et une meilleure saisie de l’information. Par cette formation, les différentes catégories de fonctionnaires vont acquérir une meilleure connaissance des moyens de traitement et de transmission des informations, en particulier l’informatique et l’Internet.
Les TIC permettent également une meilleure gestion des ressources ainsi qu’une organisation moins hiérarchisée de l’information. Ainsi, cette convention de deux ans sera un atout favorable dans l’échange des expériences entre les différents acteurs de la fonction publique. A travers cette initiative, le conseil de la ville souhaite améliorer ses services ainsi que l’efficacité de la prise de décision. Dans ce sens, une stratégie de performance sera vite applicable. Il est à signaler que cette démarche s’inscrit dans une politique nationale qui contribuera à la prise de conscience de l’importance des TIC en tant que facteur de compétitivité et vecteur de croissance. Par ailleurs, elle participera à structurer et à dynamiser le secteur public. Il apparaît que les différents protagonistes voudraient rendre le domaine des TIC plus attirant. Il convient de signaler qu’outre Casablanca les autres villes du Maroc bénéficieront aussi de cette action qui vise à délocaliser et décentraliser la gestion de l’environnement administratif.
Partout au Maroc, les TIC devront gagner leurs lettres de noblesse. Ces actions ne se borneraient pas seulement à combler la pénurie, mais à plancher sur l’avenir et à reconnaître que le secteur des TIC est un pilier de l’économie de la connaissance. Au niveau de la capitale économique, c’est le Technopark qui sera le médiateur pour une bonne application des technologies d’information et de communication. Fruit d’un partenariat public-privé, le Technopark de Casablanca est un véritable pionner du secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication au Maroc. En effet, s’adressant tant aux projets de création d’entreprise qu’aux sociétés opérationnelles, il se positionne en tant que facilitateur, accélérateur et catalyseur du développement économique et social.
Sept ans après son ouverture, le Technopark héberge plus de 140 entreprises qui emploient environ 1 400 personnes. Il est un espace high-tech, où 1 200 cadres et techniciens sont en activité. Les services du complexe se résument à la détection et sélection de projets innovants et l’accompagnement intensif de la création de start-up ou des jeunes entreprises innovantes. Au total, 350 sociétés ont bénéficié des services du complexe depuis son démarrage en 2001.
Dans ce cadre, Technopark est doté d’une direction de développement avec des ressources internes et des experts accompagnateurs accrédités pour renforcer l’accompagnement des entreprises et accélérer leur développement en agissant sur les leviers de croissance dont elles disposent, à savoir les moyens logistiques adaptés aux NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) et les ressources humaines performant dans le milieu professionnel. D’ores et déjà la capitale économique fait, par cette collaboration, les premiers pas vers une société de l’information.
*Journaliste stagiaire
Par Sanaa TALEB* | LE MATIN











