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PWC de retour au Maroc

mercredi 31 octobre 2007 - Partager

- Coopers & Lybrand Maroc pressenti pour reprendre le flambeau
- PWC compte sur une installation prudente et progressive

La rumeur court depuis quelque temps maintenant. PriceWaterhouseCoopers (PWC) serait sur le point de redéployer son réseau international, une seconde fois au Maroc. « La constitution de la société est en cours, le rapprochement peut se faire les semaines à venir », indique une source bien informée. Rappelons que l’enseigne était déjà représentée sur le marché local mais avait fini par se retirer « à cause d’un litige entre les associés marocains ». Après, une période de transition assurée par son bureau français, la carte d’exploitation reviendrait, ironie du sort (voir encadré), à Coopers & Lybrand Maroc, l’une des parties en conflit. Selon nos sources, « PWC opérerait de façon graduelle histoire d’éviter de nouveaux problèmes de gouvernance ».

L’installation devrait « s’organiser de façon à ce qu’il n’y ait pas de confusion ou de conflit pour le pouvoir », précise la même source. C’est la raison pour laquelle, le retour devrait s’effectuer progressivement. Pour cela, les équipes de Coopers & Lybrand Maroc seraient chargées de reprendre les travaux pour le compte de PWC. Il s’agit d’un travail de synergie entre les associés français et l’associé marocain. En ce qui concerne la certification des comptes dans le cadre de l’audit légal, seul l’associé marocain est habilité à signer les rapports des commissaires aux comptes. Sachant que le cadre légal impose la présence d’au moins 75% d’associés marocains dans un cabinet international. Pour ce cas précis, les entités membres garderaient leur totale indépendance mais se regrouperaient dans une alliance aux seules fins d’assurer une couverture internationale. Et cela dans l’objectif d’apporter une réponse au client, où qu’il se trouve. Le principe repose sur le partage de l’enseigne et des pratiques ainsi que de la méthodologie de travail.

Pour rappel, dans les réseaux d’audit à travers le monde, il existe plusieurs niveaux de relations. La plus aboutie est le partnership international. Un modèle basé sur la mutualisation totale des ressources de tout le réseau qui suppose aussi un partage de la marque, des bénéfices et des dispositifs de management. Dans cette configuration, les associés sont liés par des parts capitalistiques. Une structure centrale assure la coordination soit par zone ou par région selon l’organisation. Un autre modèle repose sur l’indépendance totale des membres associés. Chaque cabinet est juridiquement indépendant même s’il engage par sa signature la notoriété du réseau.
Il a également sa propre comptabilité et gère son résultat. Dans ce type d’organisation, les entités membres utilisent la même marque (en échange des royalties) et partagent les process (contrôle qualité, risk management), la base de données des connaissances, la formation et les missions. C’est le modèle des « Big four », les grands réseaux d’audit internationaux : PriceWaterhouseCoopers, Ernst & Young, Deloitte et KPMG. Bien souvent, des structures régionales assurent la coordination régionale. Finalement, l’échelle la plus basse des relations est le statut de membre correspondant. Un cabinet correspondant d’un réseau qui reçoit des missions ponctuellement de la part des membres de ce réseau. La relation est strictement commerciale même si le réseau s’assure d’un minimum de qualifications de son partenaire. Il n’existe aucun lieu juridique entre les deux parties. Le correspondant ne peut nullement prévaloir de l’enseigne commerciale du réseau qu’il représente pour des prestations ponctuelles.

Par ailleurs, 2008 pourrait réserver de grande surprise, avec le renouvellement des mandats des commissaires aux comptes dans les grandes entreprises. Ce sera le cas du groupe ONA et ses filiales, toutes auditées par un, voire deux cabinets internationaux. Or, PWC est très présent, que ce soit au niveau de la holding ou dans ses différentes filiales.

Les raisons du divorce

Maroc étant le seul pays où le mariage entre PriceWaterhouse et Coopers & Lybrand ne s’est pas réalisé. Au sein de la profession, l’échec du mariage entre les deux cabinets marocains (PriceWaterhouse SARL et Coopers & Lybrand Maroc) est expliqué par la crise de leadership.

Personnes ne voulant céder la part à l’autre, « ils ne s’imaginaient peut-être pas que le réseau international mettrait la menace de rupture à exécution », confie-t-on de sources bien informées. Ainsi, le divorce entre les deux parties a été prononcé le 30 juin 2006. Rappelons que PriceWaterhouse SARL a été contrainte d’arrêter immédiatement l’utilisation de la marque PWC ainsi que du logo du réseau suite à la décision du tribunal de commerce de Casablanca. Et pour cause, l’enseigne et le logo de PWC ont été retirés de la façade de l’immeuble qui abrite le siège de PW Maroc situé sur le boulevard Massira Al Khadra à Casablanca. La partie marocaine a fait appel de la décision.

J. R.

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