Les travaux de la 5-ème session du Comité de l’information pour le développement (CODI-V) ont pris fin vendredi à Addis Abeba par un appel aux pays africains à créer plus d’emplois dans les domaines de l’économie du savoir et de la société de l’information. Un rapport final, adopté au terme de cette réunion, organisée par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) sous le thème : "l’emploi et l’économie du savoir en Afrique", souligne que l’information et le savoir ont émergé comme nouvelles ressources économiques fondamentales et facteur de la compétitivité globale.
"Le manque d’accès (à/et), l’utilisation, (de/à) l’information et le savoir sont dans ce contexte, une source de pauvreté", dit le rapport. La seule alternative pour l’Afrique est d’oeuvrer pour "jouer un rôle clé dans le domaine du savoir et de la société de l’information", note le rapport.
Quatre sous-comités ont examiné plusieurs sujets se rapportant à la géo-information, aux bibliothèques et savoir, à la statistique et aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Les gouvernements africains ont été invités par la réunion à promouvoir une culture d’entreprise dans le cadre de nouvelle économie du savoir parmi les travailleurs et les employeurs qui sont les plus affectés par les changements découlant de l’introduction des TIC. Les gouvernements ont été également appelés à renforcer le partenariat public-privé pour développer l’éducation en matière des TIC et "investir plus dans le savoir, les bibliothèques et les services de l’information en tant que facteurs décisifs dans la création de ressources et de services qui assurent l’employabilité et l’esprit d’entreprise durables pour tous".
Les participants à la réunion ont demandé que la CEA "mette en place un mécanisme et offre les ressources nécessaires au développement d’une littérature de l’information et à la mise en oeuvre d’une politique d’étude durable de l’information". Ils ont également invité la CEA à présenter les meilleurs exemples en matière de TIC et d’agir auprès de tous les pays pour leur montrer la voie à suivre pour accélérer l’utilisation de TIC en tant que moteur du progrès et de prospérité.
Une délégation marocaine composée de MM. Abdelilah Zerrou, du Haut commissariat au plan et Aziz Rebbah, du ministère chargé des Affaires économiques et générales a participé à cette réunion. Dans sa présentation de l’expérience marocaine en matière de TIC, M. Rebbah a souligné que le Maroc a mis en oeuvre des stratégies, qui ont fait de lui une destination privilégiée dans le domaine de l’offshoring.











